Nox Orae pour clore l’été en apothéose

Détrompez-vous, la période des festivals n’est toujours pas terminée. Niché au Jardin Roussy, le fameux festival Nox Orae revient pour une dixième édition qui sent très bon

Sous l’impulsion de Maude Paley et Joël Bovy, l’histoire de la Nox Orae s’étoffe, et ce depuis plusieurs années. Fondée en 2010, la manifestation boélande continue son petit bonhomme de chemin hors des sentiers battus, loin des standards commerciaux dont sont adeptes la majorité des festivals. Le duo de programmateurs oeuvre pour une affiche qu’on pourrait qualifier de pointue, voire inédite dans le paysage musical suisse.

Une configuration qui vaut le détour grâce à son emplacement idyllique, sur les bords du lac Léman, mais également à son ambiance bon enfant et chaleureuse. Un festival à taille humaine, regroupant les fans, les mélomanes, les familles. On se souvient de cette superbe édition de 2017 avec les excellents Foxygen, le furieux Ty Segall et la performance planante de Slowdive. Ah aussi, on oublie The Jesus and Mary Chain, rien que ça !

Deerhunter, The Flaming Lips, Holy Motors et Anton Newcombe…

3 soirs de festivités – un jour de plus pour cette 10ème édition – durant lesquels les excellents de Deerhunter lanceront les hostilités. De leur Atlanta natal, ils débarqueront pour électriser le public de La Tour-de-Peilz. D’Atlanta, un petit détour en Oklahoma avec les infatigables de The Flaming Lips. Rappelons que la formation a été classée comme l’un des 50 groupes à voir sur scène avant de mourir. Do You Realize ? 

© Press – via NME

Et si vendredi le psychédélique sera la tête d’affiche, une vieille connaissance viendra faire coucou : Anton Newcombe. Habitué des lieux, le Californien installé à Berlin vient accompagné de Holy Motors. Non, pas de Leos Carax dans l’histoire, mais bien un jeune groupe tout droit venu de Tallinn. Une réunion éclatante pour célébrer les 10 ans de la Nox. Réminiscence d’une collaboration encore ancrée dans les mémoires, celle avec Tess Sparks et ce morceau qui nous hante encore : Cocaine Cat. Toujours aussi planant, Holy Motors n’a pas cette voix venue d’outre-tombe propre à Sparks, mais une sublime folk profonde et rêveuse.

Du beau monde, comme toujours à la Nox Orae. Du 29 au 31 août, place à la folie du rock psyché, du post-punk en passant par l’électro, parfait cocktail pour terminer en l’été en apothéose. L’événement passe la barre des 10 ans d’existence et continue son ascension au milieu d’une offre toujours plus vaste et riche. Tous à la Nox ! Gloire à la Nox !