8 films de vampires pour votre soirée d’Halloween

Halloween approche et nous profitons de l’occasion pour évoquer un genre que le cinéma explore depuis belle lurette : les vampires. Pour dire, Nosferatu est apparu en 1922. Un mythe qui ne cesse d’être étudié, d’être usé jusqu’à la corde, à l’image de la franchise très populaire de Twillight. Et même le cinéma dit plus exigeant s’est essayé au genre. De Jim Jarmusch et son spectral Only Lovers Left Alive à Tomas Alfredson et Morse, le mythe du vampire fascine. Alors au moment de dresser une liste des films qui ont marqué le genre, difficile de faire un choix au milieu de cette jungle. De Francis Ford Coppola à Kathryn Bigelow, les grands réalisateurs et réalisatrices se retrouvent dans notre sélection non-exhaustive. 

Vampires en toute intimité (What We Do In The Shadows)

Film hybride, un ovni dans l’univers cinématographique. Vampires en toute intimité – une traduction désastreuse – de Taika Waititi est un délice humoristique. Un mockumentaire suivant Aymeric, Miguel, Geoffroy, Bernard et JC quelques mois avant le bal des morts – événement organisé tous les 13 ans. Face caméra, ils partagent leurs sentiments, leurs opinions sociales. En somme, 5 vampires tentant de s’acclimater au mode de vie du XXIème siècle. Une pépite ! 

Entretien avec un vampire (Interview With The Vampire)

Il fait partie de ces plaisirs coupables, de ces films aux faiblesse notoires, à la cadence saccadée, presque désarticulée, aux fulgurances délicieuses et au casting féroce. Neil Jordan, en adaptant l’oeuvre d’Anne Rice, livre une oeuvre baroque qui inquiète, acerbe voire même brutale. Tom Cruise et Brad Pitt en tandem élégant, et Christian Slater en personnage curieux, séduit par un mode de vie mystérieux. Entretien avec un vampire reste cette morsure agréable, même 25 ans plus tard. 

Aux frontières de l’aube (Near Dark)

Dans les années 80, une vague vampirique s’abat sur le cinéma. La grande Kathryn Bigelow s’essaie au genre en 1987 avec Aux frontières de l’aube. Direction le Midwest où un fermier nommé Caleb (Adrian Pasdar) tombe raide dingue de la belle Mae (Jenny Wright). Une romance passionnelle qui se finira par un baiser et… une morsure. Une nouvelle vie s’offre à lui, de violence et de mouvement. Brutalité viscérale et une musique ensorcelante de Tangerine Dream. Kathryne Bigelow au top !

Only Lovers Left Alive 

Jim Jarmusch s’est aussi essayé au genre. Avec son groupe SQÜRL et ses mélodies éthérées, habitées, le cinéaste originaire d’Akron opte pour un couple de vampires vintage, traversant les époques dans un ennui profond. Tilda Swinton, aussi désabusée que fantastique, se laisse étreindre par le passé, souvent plus lumineux que le présent. Une expression spirituelle et existentielle par le prisme philosophique. Une ambiance rétro et un duo détonnant. À déguster. 

Dracula 

Très difficile (voire impossible) de ne pas citer Francis Ford Coppola et son Dracula de 1993. Inspiré du roman de Bram Stoker, Dracula reste l’un des grands classiques du genre. Gary Oldman dans la peau du prince Vlad Dracul reste mythique, inimitable. Des images et des couleurs vertigineuses, sublimes, hypnotiques. Le film a vieilli mais il reste un morceau du septième art, une prouesse. 

Thirst, ceci est mon sang 

Le nom de Park Chan-wook fait frémir. En se lançant dans le registre vampire, il compose avec les thématiques qu’il affectionne : érotisme, manipulation, thriller, vengeance. Un film d’horreur qui jongle entre ces différents thèmes pour enfin (encore) reposer sur un triangle amoureux. Une soif de sang, un lyrisme surnaturel que Park Chan-wook maîtrise de bout en bout. 

Morse 

Tomas Alfredson s’est distingué, aux yeux du grand public, grâce à l’adaptation de La Taupe de John Le Carré. Mais juste avant, en 2009, le Suédois marquait avec Morse, une romance gothique en pays scandinave. Quand Oskar (Kare Hedebrant) rencontre Eli (Lina Leandersson), une jeune fille mystérieuse, le film s’emballe. Le jeune garçon se 12 ans se rend vite compte qu’Eli est une vampire. Une oeuvre sombre et sanglante. S’en dégage une splendide noirceur. Les ténèbres se trouvent au coin d’une banlieue de Stockholm. 

Les prédateurs (The Hunger)

Autre adaptation, celle du roman éponyme de Whitley Strieber par le défunt Tony Scott. Les Prédateurs est le premier film de Tony Scott et peut-être son meilleur. Catherine Deneuve, Susan Sarandon et David Bowie à la distribution pour une fresque à l’amour piquant et à la beauté fanée. Le piège amoureux bercé dans un registre fantastique, dans tous les sens du terme.