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UTO et une percée nocturne en guise de poème

Photo copyright : Valentin Giacobetti

Si vous changez une lettre vous arrivez à UNO, ce fameux jeu qui a pour règle d’or de crier « UNO » quand il ne vous reste plus qu’une carte en main. Pour UTO – en référence à un vieux chien croisé -, il est question d’une seule carte maîtresse, une unique munition pour vous ligoter dans une valse de synthétiseurs, une ivresse mélancolique, une pop douce et rêveuse. « Black » est l’incarnation d’un morceau ambitieux, comme l’est le poème « Crow » de Ted Hughes, dont le duo s’est inspiré pour les paroles. Hughes et son corbeau, une scène d’ouverture qui rappelle les couleurs de la séquence finale de Never Let Me Go. La machine est lancée.

Une ivresse mélancolique, une pop douce et rêveuse

Intitulé trip-hop pop, le style est brumeux. Une musique à deux genres, une pop légère et lancinante à la sauce Portishead, mélangée à la voix vaporeuse de Neysa, où se greffe une délicieuse trip-hop. Emile s’occupe de déchirer le timbre vocal embrumé à coup d’envolées intenses. Un premier titre sombre, le plus sombre du nouvel EP annoncé pour le 8 mars et intitulé « The Night’s Due », à découvrir chez le label Pain Surprises. Une balance entre la nuit et le crépuscule. Une fuite en solitaire aux accents schizophréniques. La première pépite de l’année, c’est UTO.