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Un nouveau single « à la Desplechin » pour Petit Fantôme

Les premières mélodies de Petit Fantôme se font entendre en 2011 avec l’album Yallah. Mais le premier morceau qui nous vient à l’esprit quand on évoque l’artiste, c’est Peio. Issu d’une mixtape publiée gratuitement, Stave sorti en 2013, Peio est étrange, envoûtant, un genre d’espace onirique abstrait. C’est là que Petit Fantôme nous apparaît, dans son costume mystérieux et sensible.

Derrière le masque se cache Pierre Loustaunau, membre de François and The Atlas Mountains ou encore Crâne Angels. Le musicien s’émancipe pour créer son projet solo. Le landais, dorénavant installé à Paris, porte un amour aux guitares saturées et à une pop rafraîchissante. Les observateurs n’hésitent pas à l’associer à un renouvellement de la chanson française aux côtés de groupes tels que FAUVE, La Femme ou encore Grand Blanc.

Après un nouvel opus (Torse Bombé), l’heure des retrouvailles a sonné. Un single, Ma Naissance, et Petit Fantôme dévoile encore un peu plus son prochain album prévu pour le 22 septembre. Libérations Terribles prend des allures de pur rock psyché. Moins planant que dans ses précédents morceaux, le petit détour artistique opéré par Loustaunau est bercé par une nappe de guitares lancinantes et profondes.

Son dernier passage au festival We Love Green, le 11 juin précisément, finit d’asseoir son statut de choix sur cette nouvelle scène hexagonale. Et pour ne rien oublier, Pierre Loustaunau n’hésite pas à citer Arnaud Desplechin pour le choix de Libérations Terribles, tiré d’un chapitre de Roi et Reine (2004), tout en s’inspirant librement du clip d’Ultra Vivid Scene, Mercy Seat, pour les fondations de son clip fraîchement publié. L’homme a de la suite dans les idées et évoque « un morceau sonique » et aussi « un mélange de colère, d’espoir, de désespoir, de remémoration affective ». Petit Fantôme ressasse le passé non sans nous embarquer dans son histoire d’amour déchu.

Because Music

Petitfantomestave.com