Tous les détails connus pour Watchmen, la nouvelle série signée Damon Lindelof

Zack Snyder en avait fait un film honorable en 2009. Mais cette fois, c’est Damon Lindelof qui s’y colle. Le maestro derrière Leftovers s’attaque aux comics (1985) signés Alan Moore et Dave Gibbons pour le compte de la chaîne HBO, encore eux. Une histoire qui se trame en 1930, où l’uchronie – la réécriture de l’Histoire telle que nous la connaissons – jalonne l’histoire de Watchmen. Dans les événements principaux, il est surtout question des changements radicaux opérés par des super-héros, remaniant le cours de l’histoire. La guerre du Vietnam et le mandat du président Nixon ont été modifiés, par exemple.

Mémoire rafraîchie, mais quel angle sera choisi ? Et à partir de quel matériau la série Watchmen va-t-elle lancer les hostilités ? Damon Lindelof, par le biais d’une lettre sur Instagram, évoque la suite de l’histoire dans une époque contemporaine. Les super-héros sont, semble-t-il, toujours traités comme des hors-la-loi, et Lindelof ne changera rien aux différents événements apparus dans l’histoire originelle. Par contre, c’est une histoire au format original qui va voir le jour. Rorschach a découvert la vérité, Adrian Veidt a exécuté son plan et le Dr. Manhattan a disparu il y a près de 34 ans. 2019, nous voilà. Nous découvrons que la vie a continué et que New York a subi une attaque de grande envergure, avec pour conséquence de changer la vision des gens. La vie n’est pas si agréable sur Terre.

Des flics masqués dans un monde pré-apocalyptique

Des flics masqués, en jaune, de peur d’être chassés. Le monde marche sur la tête, tout semble partir à vau-l’eau dans un monde pré-apocalyptique. Watchmen a des accents de fin du monde, alors que le masque de Rorschach est porté par une bande qui, dans le teaser diffusé par HBO, se définissent comme « personne, tout le monde et invisible ». Une grande question demeure : qui se trouve derrière les masques de Rorschach ? L’identité aura une place centrale dans le récit imaginé par Lindelof, comme ça été le cas dans The Leftovers ou Lost. Les intentions aussi. Des mystères à foison, et l’Horloge de l’Apocalypse, ce fameux symbole de la tension qui règne entre les États-Unis et l’Union Soviétique, continue à se faire entendre, indiquant toujours minuit moins cinq. Le teaser se clôt sur le visage de Don Johnson, qui s’attend à la fin du monde très prochainement.

Photo copyright : HBO

Casting de haute voltige

On notera la présence de Regina King, Don Johnson, Tim Blake Nelson, Hong Chau, Jeremy Irons ou encore Tom Mison. Ce n’est qu’une partie du casting, qui verra notamment Jeremy Irons camper Adrian Veidt, l’un des personnages connus de la bande-dessinée. Il est d’ailleurs visible dans le teaser, en pleine méditation.

Outre le casting, nous retrouvons Trent Reznor et Atticus Ross, entendus dernièrement dans Bird Box et reconnus pour leur travail dans The Social Network ou Gone Girl. Un signal clair pour l’ambiance voulue par Lindelof, en collaborant avec les deux compositeurs. Une registre planant et synthétique en prévision, qui traduira à n’en pas douter une panique mondiale. Rendez-vous en automne 2019.