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The Amazons : « Le vrai rock a toujours eu un pied dans le passé et dans le futur »

Assurément l’un des groupes les plus en vue de la scène indie britannique, The Amazons pose ses valises aux Docks le mardi 21 novembre pour un concert électrique. Quatre chevelus à l’énergie débordante, originaires de Reading. Matt Thomson, le frontman, Chris Alderton, Elliot Briggs et Joe Emmett unissent leurs forces pour nous concocter un premier album explosif mais emprunt à une certaine douceur. Manquant un poil de fantaisie et de fougue, avec aussi un manque de variation, leur premier opus convainc avec quelques riffs qui rappellent le grunge des années 90, Burn My Eye en est le parfait exemple. On retient l’excellent morceau In My Mind qui démontre la débauche d’énergie du quatuor. Et en concert, la performance doit être sûrement amplifiée grâce au chanteur, Matt Thomson.

Et c’est avec lui que nous avons pu bavarder avant son passage ce mardi, aux Docks de Lausanne. À la question: pouvez-vous vous présenter? Ils rétorquent : « Nous sommes quatre membres d’un groupe de rock de Reading ! ». Réponse brève et sans prétention. Entretien.

 

« Stay With Me », « Burn My Eyes », « In My Mind », « Junk Food Forever ». Un membre du groupe a le coeur brisé ?

(Rires) Plus maintenant !

L’ordre de vos morceaux sur votre album est fait de manière aléatoire ou y a-t-il un fil conducteur derrière ?

Nous avions la dynamique du disque en tête. Nous voulions que notre opus reflète l’énergie de nos concerts en live.

À notre sens, « In My Mind » est votre meilleur morceau à ce jour. Mais selon vous, quel est le titre qui vous semble le plus abouti et dont vous êtes les plus fiers sur « The Amazons » ?

Nous avons mis des années et des années à développer « Black Magic ». Nous n’étions pas sûrs de pouvoir la terminer et la mettre en boîte un jour. Et la voir sur notre premier album la rend plus spéciale que les autres. Il y a quelques instruments assez cool dessus. Joe (ndlr : Emmett) a même joué du glockenspiel. Mais pas avec n’importe quel glockenspiel, celui de Joe Strummer (ndlr : leader de The Clash), laissé des années auparavant dans le même studio où nous avons enregistré.

Globalement, comment voyez-vous l’évolution du rock ?

De notre point de vue, cette musique est très appréciée à travers le monde. Bien entendu, le rock n’est pas le genre le plus écouté en ce moment. Mais la question n’est pas là. Le vrai rock’n roll a toujours eu un pied dans le passé et un dans le futur. Des Rolling Stones, qui reprenaient des morceaux typés blues des années soixante pour la modeler à leur manière, à des groupes d’aujourd’hui, plus influencés par du Nirvana et qui mélangent le tout avec de la musique plus actuelle. Les groupes de rock du moment fonctionnent de cette manière.

En Grande Bretagne, il y a une nouvelle vague qui s’est formée depuis quelques années. Les Arctic Monkeys font de la résistance, mais on citerait Royal Blood comme épouvantail de cette nouvelle génération. Vous qui faites partie de cette « nouvelle vague », qui citeriez-vous comme les représentants de cette scène ?

Pale White, Yonaka, Otherkin, Black Honey.

Voyez-vous une grande différence entre la scène indie rock américaine et la scène indie britannique ?

C’est compliqué. On ne peut pas trop s’exprimer sur le sujet, nous n’avons que très peu voyagé outre-Atlantique. On n’a joué qu’une seule fois en tant que groupe aux Etats-Unis. Difficile de se faire une véritable idée de la scène avec notre expérience. Mais l’année prochaine, plusieurs dates sont prévues. On pourra donc se faire une idée plus précise des différences à ce moment-là

Vous êtes en pleine tournée. Durant vos longs voyages, qu’écoutez-vous? Plus précisément, vos trois artistes phares actuellement ?

Dans le bus, on écoute souvent London Grammar, The Strokes et Queen of the Stone Age.

Comment décrieriez-vous votre album en un seul mot ou adjectif ?

Brut !

Dans un coin de votre tête, avez-vous un artiste avec qui vous adoreriez collaborer pour votre prochain album ?

On a adoré le travail de Mark Ronson pour le nouvel album des Queens (ndlr : Queen of the Stone Age). Bosser avec lui serait une occasion en or. Personnellement, j’ai toujours pensé que la voix de Mø fonctionnerait parfaitement avec notre musique.