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Temples : 3 raisons d’aller les voir en concert

Le groupe britannique Temples, que nous avions pu interviewer il y a peu, se produisait aux Docks le 20 avril dernier. Après un album majestueux, Sun Structures, largement applaudi par la critique et qui a propulsé James Bagshaw et sa bande dans les cieux des groupes anglais qui valent leur pesant d’or, les quatre copains ont sorti tout dernièrement Volcano, leur deuxième album. Très attendu évidemment, ce deuxième opus fait honneur au groupe, car le plus difficile finalement n’est pas de réussir une première fois mais de convaincre une seconde fois. Dans une salle remplie convenablement, Temples a pris le relai après le groupe Creatures, leurs compatriotes déjantés. Difficile de distinguer le visage de James Bagshaw, mais sa silhouette androgyne et son look rappelant un certain Polnareff à ses heures de gloire, blazer à paillettes et chevelure bouclée, force le respect de tout amateur de bon vieux disco. Mais ne vous y trompez pas: les garçons affichent peut-être de frêles allures mais leur musique, elle, est d’une puissance époustouflante. Des sons de rock psychédélique, les garçons de Kettering nous ont néanmoins gratifiés de moments de pur rock, dans toute sa splendeur. Si leurs albums sont des réussites, attendez de les voir sur scène! Et pour finir de vous convaincre, on vous donne trois bonnes raisons de ne pas les rater en concert.

1. Du rock, du vrai

Temples c’est avant tout ce rock psyché qui les caractérise. Leur look en dit d’ailleurs long sur les influences des garçons. Mais il serait faux de leur coller cette seule étiquette d’emblée. Si, sur les albums, cet aspect n’est pas flagrant, en live ça saute aux yeux… aux oreilles plutôt. D’abord fidèle aux albums, les parties instrumentales sont un vrai orgasme musical. Du rock, du vrai, celui qui déchaîne et entraîne comme seul ce genre sait le faire. Et derrière leurs physiques maigrichons, on sous-estimait peut-être un peu leur potentiel de rockers avertis. Un tel genre, on l’oublie peut-être, requiert de la virtuosité et une grande technicité. Sur ce plan, Temples a de quoi faire pâlir. Leur technique est parfaite et les envolées de rock brut sont autant fascinantes que jouissives. Un vrai moment de rock, ni plus ni moins.

2. James Bagshaw leader mystérieux

À peine peut-on distinguer les traits de son visage. Sur scène, les lumières ne mettent que rarement l’accent sur sa figure. On ne voit que sa silhouette étincelante (le blazer à paillettes aura marqué les esprits) devançant les trois autres membres du groupe. James Bagshaw, chanteur et guitariste, enchaîne les morceaux ô combien complexes à chanter avec son timbre haut perché et une aisance vocale remarquable. Ce soir-là, à Lausanne, c’est un sans faute. Des allers-retours entre le nouvel et l’ancien album, les fameux titres qui ont bâti leur réputation sont, les uns après les autres, balancés avec maîtrise. De Shelter Song à Certainty, on en redemande.

3. Voyage dans le temps et modernité incontestable

Temples c’est enfin une sorte de retour dans le passé. Avec des sonorités 60-70’s, on se retrouve catapulté 40 ans en arrière. Mais attention! Si leurs vêtements à paillettes scintillent de mille feux et leurs brushing au poil rappellent les franges bien coupées des Beatles, les jeunes britanniques ont su insuffler à leur univers musical une modernité indéniable. Leurs influences ont beau se ressentir nettement dans leur musique, il n’en reste pas moins que Temples nous gratifie d’un son résolument tourné vers l’avenir. Un mélange savamment orchestré et qui fonctionne parfaitement.

Temples c’est tout ça et plus encore. La formation, citée comme « nouveau meilleur groupe britannique » par un des frères Gallagher, n’ai clairement pas fini de faire parler d’elle. Si vous avez loupé leur concert à Lausanne, sachez qu’ils seront de retour en Suisse pour un concert au Paléo le 19 juillet.