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Sundance : les films qui ont marqué l’édition 2017

Le festival du film de Sundance se déroule à Park City et Salt Lake City chaque année. Pendant 10 jours, la Mecque du cinéma indépendant prend ses quartiers dans les montagnes enneigées de l’Utah sous la houlette de Robert Redford, le créateur du festival vieux de 32 ans.

Malheureusement, pas de Sundance pour notre média. Mais une mise au point s’impose dans les colonnes d’Indiewire. Avec le regard avisé de l’excellent média consacré au « cinéma indé », l’heure est au best of – 12 films répertoriés – de l’édition 2017 qui vient tout juste de s’achever.

A GHOST STORY

Tué dans un accident de voiture, Dallas (Casey Affleck) revient à la maison où se trouve sa femme, M (Rooney Mara). L’histoire d’un fantôme et d’une maison qu’il hante, décrit Imdb. Une histoire inventive qui voit David Lowery réussir un nouveau tour de force après son sublime Ain’t Them Bodies Saints ( Les Amants du Texas). Indiewire en parle « comme un film à découvrir absolument ».

THE BIG SICK

Une comédie romantique où s’entrechoquent les différences culturelles alors qu’une relation amoureuse est au centre des débats. Un joli casting – Zoe Kazan, Holly Hunter, Ray Romano, Kumail Nanjiani – et la patte de Michael Showalter (Love) font de The Big Sick un spectacle drôle, triste et bizarre, mais tout simplement vrai.

CALL ME BY YOUR NAME

Adapté du roman d’André Aciman, Call Me By Your Name traite d’une romance entre un jeune homme (Timothée Chalamet) de 17 ans et un ami de ses parents (Armie Hammer) lors de vacances en Italie. Indiewire s’extasie devant cette fresque

Call Me By Your Name / Photo copyright: IMDB

réalisée par Luca Guadagnino (A Bigger Splash) qu’il qualifie de « chef-d’oeuvre moderne ». Un film sincère qui démêle le désir répressif de l’attraction sexuelle interdite. Avec en prime une somptueuse performance de Armie Hammer dont on dit qu’il n’a jamais été aussi bon.

COLOMBUS

L’histoire se situe à Colombus, dans l’Indiana, où Jin (John Cho) tente d’accepter la situation de son père dans le coma. Le jeune homme rencontre Casey (Haley Lu Richardson), une jeune fille de 19 ans qui reste en ville pour épauler sa maman toxicomane, au lieu de poursuivre ses propres rêves. Une amitié s’installe entre ces deux individus « délaissés ».

Avec ce premier film débordant d’émotions, Kogonada est comparé à Linklater ou Kore-eda. Son passage n’a laissé personne de marbre. Le média américain le qualifie de « réalisateur le plus inattendu du festival, mais comme l’un des grands talents du paysage cinématographique indépendant ».

CRIES FROM SYRIA

Place au film documentaire avec Cries From Syria. Dirigé par Evgeny Afineevsky, le documentaire conte les histoires d’enfants, d’activistes ou de généraux de l’armée. Tourné avec des images de passants, de journalistes et des militants, Cries From Syria tire la sonnette d’alarme et transmet au mieux l’urgence qui règne dans ce pays.

La grande force de l’oeuvre du russe réside dans son approche subtile, insiste Indiewire. « Afineevsky n’exploite pas cette violence tout simplement pour l’effet dramatique, mais se sert de l’indignation des citoyens syriens pour développer son film », explique le site américain.

DINA

Une histoire d’amour peu conventionnelle, un documentaire original. Dina Buno tente de retrouver l’amour, à 48 ans, alors qu’elle est atteinte du syndrome d’Asperger. De l’autre côté Scott, un homme qui a des problèmes d’intimité. Voilà le portrait dépeint par Antonio Santini et Dan Sickles.

Décrite comme une romance « au sentiment intemporel », l’efficacité des deux cinéastes fait des ravages. Si bien que Dina Buno rafle le Grand Prix du Jury.



GOLDEN EXITS

« Un petit drame calme », d’après Indiewire. Mis en scène par Alex Ross Perry (Listen Up Philip, Queen of Earth), Golden Exits relate la vie de sept personnages, comme une intersection entre les personnages principaux. L’équilibre est mis à mal quand une petite australienne (Emily Browning) vient s’ajouter à l’histoire.

Décrit comme lourd émotionnellement mais admirablement orchestré, Golden Exits est étrange. Ne sachant pas vraiment où le récit nous mène, avant que la séquence finale vienne remettre de l’ordre. En somme, un drame discret qui révèle des blessures profondes sans en faire des caisses.

MENASHE

Dans la communauté juive ultra-orthodoxe, un père veuf (Menashe Lustig) tente d’obtenir la garde de son fils. Menashe est entièrement tourné en Yiddish et s’inscrit comme un drame puissant. La douce vision du lien père-fils fait mouche. « Joshua Z. Weinstein, avec Menashe, rappelle les frères Dardenne », selon le site web. Espérons que ça soit mieux que La Fille inconnue, le dernier film des frères belges…

MUDBOUND

Thème central : le racisme. Alors que deux hommes rentrent de la Seconde Guerre mondiale pour travailler dans une ferme, le racisme est omniprésent dans le Mississippi d’après guerre. Une histoire adaptée du roman de Hillary Jordan qui nous plonge dans un furieux conflit entre une famille blanche et une famille noire.

Annoncé comme le film le plus attendu du festival, Mudbound n’a pas déçu. La cinéaste Dee Rees s’est faite l’auteure d’un métrage à la précision chirurgicale, d’après la presse présente. Le casting est qualifié d’exceptionnel – Carey Mulligan, Garrett Hedlund, Jason Mitchell, Jason Clarke, Mary J. Blige -, et Netflix s’est déjà approprié les droits du film pour un montant de 12,5 millions.

PATTI CAKE$

Patti Cake$ / Photo copyright: IMDB

Patricia Dombrowski (Danielle MacDonald), alias Killa P, alias Patti Cake$. Une rappeuse agressée verbalement sur son poids, par un rappeur du coin.

Pour placer l’histoire plus précisément, Geremy Casper n’a pas la prétention de déballer un remake de 8 Mile, mais un portrait énergique de la société d’aujourd’hui, des origines et de « l’étroitesse d’esprit » d’une ville comme New Jersey. La presse spécialisée en est ressortie stupéfaite !



STRONG ISLAND

Documentaire choc, Strong Island examine la mort violente de William Ford, qui n’est autre que le frère du réalisateur. Les largesses judiciaires y sont pointées du doigt. Un véritable travail de deuil sur la mort d’un proche, où la mémoire et l’histoire de famille sont des thématiques fréquentes.

« Un véritable tour de force », comme est décrit Strong Island. La tragédie et les conflits raciaux sont une nouvelle fois mis en avant. Le film prend son sens dans ce travail de mémorisation et d’acceptation.

QUEST

Jonathan Olshefski parle de la famille Rainey. Cette tribu issue du nord de Philadelphie est heurtée de plein fouet par le tragique accident de leur plus jeune fille, touchée par une balle perdue. Un documentaire qui laisse la parole à la communauté et la force d’une famille face à l’adversité.

Article source : www.indiewire.com