Paléo 2019 : les highlights et nos coups de coeur de cette 44ème édition

44, le chiffre de cette édition 2019 du Paléo. Pour la 44ème fois, le festival nyonnais reprendra ses droits sur la fameuse plaine de l’Asse, du 23 au 28 juillet. Côté programmation, The Cure, Lana Del Rey Twenty One Pilots ou encore Christine (oubliez The Queens) sont les têtes d’affiche.

Vincent Kucholl débarque, comme pour réveiller une meute de journalistes un peu endormis, tout juste bousculés par une dose de caféine matinale, gentiment offerte par le festival. Petit sketch pour évoquer le (faux) rachat du Paléo, rires à gorges déployées et voici que les petites friandises arrivent. On parle bien sûr des artistes qui se produiront au mois de juillet à Paléo. Une programmation éclatante qui s’affranchit des frontières, comme annoncée par les organisateurs.

L’expérience avec The Cure et le show avec Twenty One Pilots

Le premier nom, et non des moindres, est The Cure. La formation de Sussex, formée en 1976 et emmenée par Robert Smith, est le gros poisson de l’édition 2019. Jeudi, The Cure sera accompagné des excellents Fontaines D.C. et de la découverte Rolling Blackouts Coastal Fever. Outre la partie rock, la journée de jeudi verra aussi Lomepal et Odezenne se produire. Le rap français en force. Mais c’est avant tout au village du monde qu’il faudra garder un oeil avec le groupe hip-hop canadien Dead Obies. Une scène à garder en tête puisque le Paléo met à l’honneur la foisonnante scène québécoise avec des artistes variés et diablement talentueux : Elisapie, Hubert Lenoir ou encore le rappeur Loud sont à découvrir absolument.

Photo copyright : Paléo Festival

Le charme magnétique de Lana Del Rey cristallisera l’attention mercredi. Le revenant Xavier Rudd, Thérapie Taxi, The Blaze et le mélancolique Tamino sont également à l’affiche. À noter que mardi, les spectaculaires Twenty One Pilots seront la grosse attraction. Christine (and the Queens), Charlotte Gainsbourg ou encore Tash Sultana se succèderont mardi. Vendredi, Soprano et Damso distilleront leurs punchlines. Une journée placée sous le signe du hip-hop où la scène suisse sera représentée par Makala. Mais la pop trouvera elle aussi sa place avec la révélation Angèle et la nouvelle étoile Hoshi. Pour le week-end, c’est surtout la délicieuse soul de Jacob Banks et de Curtis Harding qui retient notre attention. Quant aux deux Vincent, ils seront présents samedi pour présenter leur spectacle métamorphosé pour l’événement. Notons que dimanche, la muse de Serge Gainsbourg, Jane Birkin, se produira avec ses filles Lou Doillon et Charlotte Gainsbourg. Un trio qui fait office de feu d’artifice pour clôturer ce Paléo 2019 en guise d’hommage.

Nos coups de coeur

Une programmation variée, mais légèrement décevante. Au milieu des artistes accomplis, il y a ceux qu’il faut suivre, ceux qu’il ne faut pas oublier sur les scènes alternatives. Cari Cari est de ceux-là, notre grande curiosité de cette 44ème édition. Groupe autrichien, auteur du surprenant album Anaana, dont le rêve est d’apparaître dans une BO d’un film de Quentin Tarantino. C’est dire. Aloïse Sauvage, programmée mardi, est de ces artistes au répertoire détonnant.

Outre le talentueux Tamino et The Cure, il y a Twillight Sad et le curieux Cirque d’Alfonse, à voir au village du monde. Tout au long des 6 jours de festivités, la scène du village du monde se dresse tel un réservoir de découvertes – Elisapie, Hubert Lenoir, Dead Obies, Bears of Legend, Koriass. Et dimanche, les oreilles bourdonnantes et le corps meurtri, difficile de ne pas tomber sous le charme du trio Doillon/Birkin/Gainsbourg.

Programme complet à découvrir ici