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Paléo 2017 | Her se goûte et se déguste

La scène du Détour, c’est un peu le tremplin du Paléo. Mais le groove déstabilisant de Her nous fait vite comprendre que nous avons affaire à des musiciens au talent aguerri. Et place à l’examen de la scène. Force est de constater que Her, deux Français élevés aux résonances états-uniennes, le passe avec une maîtrise déconcertante et sans coup férir.

La mode est au retour dans le passé. Her ne déroge pas à la règle et se plonge dans un style rétro, aussi délicieux que créatif. Blossoms Roses en est le parfait exemple. Victor Solf et Simon Carpentier, défenseurs de la cause féminine avérés, sont des OVNI du paysage musical français. Forts de deux albums intitulés Tape #1 et Tape #2, les deux musiciens ont voyagé avant de former leur tandem. L’un aux Etats-Unis, l’autre en Allemagne. Les inspirations s’entrechoquent et forment une pop-soul étonnante, sensuelle et fulgurante comme en atteste leur tube, Five Minutes.

Performance presque intimiste

Devant un public entassé devant Arcade Fire, les curieux venus apprécier Her ont pu assister à un concert intimiste qui venait clore une journée clairement plus réussie que la veille. Après Fishbach, Her inspire la fraîcheur et le renouveau. Tout comme leur compatriote, le duo rennais convainc par une maitrise scénique et une fraîcheur qui fait plaisir à voir.

Deux albums qui ont résonné comme un hymne au féminisme et qui ont placé les deux jeunes musiciens comme l’une des découvertes de cette année. Les festivaliers ont pu voir tout l’étalage de Her, laissant sans voix certains curieux qui se trouvaient devant nous. Un concert débuté à minuit, et même si nous étions bien entamés physiquement et psychologiquement, Her était la prestation surprise qui nous a fait planer et clôturer une journée bien remplie.