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Overlord : les zombies débarquent en force en pleine Seconde Guerre

Des zombies en période de Seconde Guerre, c’est le pari de Julius Avery. Une escadrille se retrouve parachutée en France, avec pour objectif de détruire une antenne allemande cachée dans une église. Mais dans les sous-sols, Boyce (Jovan Adepo) découvre une toute autre vérité : une unité médicale gérée par des savants fous allemands. Le Troisième Reich veut une armée invincible et immortelle.

Photo copyright : Paramount Pictures

Encore méconnu, Julius Avery s’était fait l’auteur d’un premier film plutôt satisfaisant, Son of a Gun. En s’unissant à J.J. Abrams, Avery prend un risque supplémentaire avec une histoire digne s’une série b. Des zombies créés par les nazis. Des yankees à la gâchette facile, cachés par une jolie française au caractère bien trempé, le tableau brossé par Avery est assez explosif. Une séquence d’ouverture ultra immersive, d’une intensité folle, que même un James Bond envierait, avec une chute libre au milieu des tirs et des avions canardés. Boyce, notre soldat principal, se relève dans l’eau, non loin du rivage, en territoire français. Une montée d’adrénaline qui vaut le détour, avant de retomber sur la terre ferme pour une toute autre poussée d’adrénaline.

Barbarie loufoque et sanglante

Une fois sur terre, Ed Boyce vit une première incartade solitaire annonciatrice de l’horreur qui l’attend : l’exécution de son sergent. Choqué, il est vite rattrapé et rejoint par plusieurs de ses collègues : caporal Ford (Wyatt Russell), Tibbet (John Magaro) et le photographe Chase (Iain De Caestecker). L’unité américaine trouve refuge chez Chloe (Mathilde Ollivier), une résistante. La Française est le point de chute pour mener à bien la mission. Alors que dans les parages, le commandant SS, Wafner (Pilou Asbaek), est le méchant nazi qui empêche de tourner en rond.

Photo copyright : Paramount Pictures

Les présentations terminées, la partie peut enfin commencer. Boyce se faufile dans la « forteresse » de l’armée allemande sur des cadavres entassés dans un convoi. Et la suite sera bien pire : une expérience morbide pour trouver un sérum qui rendrait éternel. S’engage un film où sang et douilles pleuvent à foison, digne de Massacre à la Tronçonneuse. Un film d’horreur qui souligne la violence sommeillant en chaque être humain en période de guerre. Un sauve-qui-peut face à l’obsession du contrôle du Führer transformé en genre « action movie » dégoulinant de testostérone. Les limites sont vites atteintes, mais partant du principe que c’est un pur divertissement, Overlord est une ode à la barbarie loufoque sans prétention et efficace.

Dans sa première heure, l’action fonctionne, elle est même plaisante à suivre. La suite, dès que le métrage s’empare des expériences nazies sûrement inspirées de Josef Mengele, perd en intensité et s’encrasse dans une inégale seconde partie. Avery tente de nous faire vivre une expérience intense en milieu hostile, sans pour autant pleinement convaincre. Un divertissement qui délaisse l’aspect historique – même s’il n’y a aucune envie d’en faire état -, pour déverser le maximum d’hémoglobine dans une foule d’effets spéciaux. Inégal, mais sans être indigeste.

Casting : Jovan Adepo, Wyatt Russell, Pilou Asbaek, Mathilde Ollivier, John Magaro, Iain De Caestecker

Fiche technique : Réalisé par : Julius Avery / Date de sortie : 21 novembre 2018 / Durée : 110 min / Scénario : Billy Ray, Mark L. Smith / Musique : Jed Kurzel / Photographie : Laurie Rose / Distributeur suisse : Disney