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Ocean’s 8 : La soeur de Danny, Debbie, prend les rênes d’une nouvelle opération exclusivement féminine

Une version féminine de la très populaire franchise Ocean’s. En 2018, ce sont les femmes qui passent à l’action pour réussir le casse du siècle. Comme leurs homologues masculins, elles ont tout prévu, au millimètre près, à la seconde près pour rafler un butin colossal. Direction le Met Gala, événement mondain le plus couru par les célébrités et personnalités de ce monde. Qui dit stars, dit bijoux, l’objectif avoué du duo de choc formé par Lou (Cate Blanchett) et Debbie Ocean (Sandra Bullock), la soeur de Danny… Comme quoi la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre.

Pas de quartier chez Cartier

Nous découvrons Debbie en plein entretien pour recouvrir une liberté qui lui a été confisquée voilà plus de 5 ans. Discours bien ficelé, très lisse, qui réussit à amadouer l’interlocuteur et la voilà hors du pénitencier. Libre et bien décidée à braquer un immense bijou nommé « Toussaint », gardé précieusement par le joaillier Cartier. Et pour dire à quel point il a de la valeur, il n’a pas vu la lumière du jour depuis près de 50 ans. Pour ce faire, Debbie s’adresse à sa fidèle amie et lieutenant : Lou. Les deux cerveaux de l’opération forment rapidement une équipe de cracks qui comprend des femmes venant d’horizons opposés, mais extrêmement douées dans leur domaine respectif. Comme chez les mecs, en somme.

Photo copyright : Warner Bros

Le fonctionnement est semblable aux Ocean’s précédents. Un spin-off féminin qui use des mêmes stratagèmes, des mêmes ficelles, misant à 200% sur le charisme de son casting. Gary Ross (Hunger Games) suit les mêmes segments que son prédécesseur, Steven Soderbergh, présent en qualité de producteur, pour construire une histoire plutôt bien torchée. Des détails, des petites manigances qui ont fait de la franchise masculine des films efficaces et divertissants.

Cette fois-ci, c’est avant tout de la diversion, de la ruse pure et dure. Par contre, pas de méchant à l’horizon. On a souvenir de l’iconique Andy Garcia interprétant « la salle bête » ou l’inoubliable Vincent Cassel dans la peau de François Toulour. Mais dans Ocean’s 8 les méchants son absents. On peut citer l’arrivée tardive de John Frazier, genre d’agent d’assurance dans le costume d’un détective privé, interprété par James Corden. C’est bien le seul qui apparaît comme un empêcheur de tourner en rond.

Cate Blanchett, Sandra Bullock, Sarah Paulson, Rihanna…

Torché comme il faut, sans déborder, sans faillir. Ocean’s 8 reste un film lisse, qui remplit les critères. C’est plus la satisfaction de voir Sandra Bullock de retour devant la caméra ou la charismatique Cate Blanchett vous déballer un plan machiavélique qui reste comme le point d’orgue. On prend plaisir également à voir la talentueuse Sarah Paulson et on peine toujours à goûter au (terrible) jeu d’actrice de Rihanna. À noter quelques apparitions furtives de Dakota Fanning et même de Kim Kardashian. Met Gala oblige.

On peut se poser la question des raccourcis que se permet le scénario. Les infiltrations dans les différents points stratégiques – à la rédaction de Vogue, par exemple – sont d’une simplicité enfantine. Beaucoup trop facile même. Pas si réaliste ? Comme l’était la bande à Danny Ocean ? Bon, d’accord, ça fait partie du jeu. Ocean’s 8 n’est pas mauvais, ni incroyable, il est simplement dans la norme des films présentée ces derniers temps. Un film grand public qui profite d’un gros casting pour vous en mettre plein la vue. De la poudre aux yeux – tout comme le Met Gala, joli pied de nez. Toujours est-il qu’on ne s’attendait pas à mieux, donc aucune déception, mais oublié dès le générique de fin.

Casting : Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anna Hathaway, Mind Kaling, Awkwafina, Sarah Paulson, Rihanna, Helena Bonham Carter, James Corden, Richard Armitage

Fiche technique : Réalisé par : Gary Ross / Date de sortie : 13 juin 2018 / Durée : 110 min / Scénario : Olivia Milch, Gary Ross, George Clayton Johnson, Jack Golden Russell / Musique : Daniel Pemberton / Photographie : Eigil Bryld / Distributeur suisse : Fox-Warner