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Nox Orae 2018 | Deux concerts à ne pas rater !

Ariel Pink – Photo copyright : © Mike Chalmers

Il sera difficile de faire mieux que le cru 2017. On avait été conquis par la 8ème édition du festival boéland qui, sous un ciel des plus cléments et des températures estivales, nous avait baladés entre les sons shoegaze de Slowdive et garage-rock de Ty Segall, en passant par les titres très « musical inspired » made in Foxygen. La dernière édition en date avait tenu ses promesses et livré des concerts enivrants, sous une lune vêtue de son plus bel apparat. Cette année, le festival vaudois Nox Orae, qui se tiendra le 31 août et 1er septembre prochains, nous réserve également quelques prestations prometteuses. On vous livre nos deux coups de coeur à ne pas rater au Jardin Roussy.

Tête d’affiche de cette 9ème édition, l’Américain excentrique Ariel Rosenberg, plus connu sous le pseudonyme d’Ariel Pink, fera vibrer les rives du Léman de ses mélodies entêtantes, aux accents folk-pop-psyché lo-fi. Fort de 20 ans de carrière et de 9 albums aux couleurs chamarrées, Ariel Pink, cet extravagant, en marge ou alors complètement en phase avec son temps, a sorti son dernier opus en 2017. Dedicated To Bobby Jameson ou l’hommage à l’artiste des 60’s du même nom, un oublié au destin tourmenté, une trajectoire qui fait écho à la vie d’Ariel Pink lui-même. À travers les 14 pistes de l’album, le chanteur californien s’interroge sur sa propre existence et à l’image des ses précédents albums, ce dernier fait recèle de vibrantes mélodies au rendu lo-fi, mais bien plus en réalité. Complexe et indomptable, Ariel Pink, auteur de l’inoubliable « Baby », agace autant par sa désinvolture et ses cheveux mal brossés que par son talent. Il a tous les défauts et toutes les qualités à la fois. Imprévisible lorsqu’il refuse de chanter une chanson durant l’un de ses concerts, et pourtant ! Celui qui se plaît à fredonner « I’m either too shy or humble » est capable du meilleur. Réponse le 31 août.

Fontaines D.C. portera haut les couleurs du rock irlandais. Le groupe, qui s’est nommé en référence au personnage de Johnny Fontaine dans le film Le Parrain, secoue depuis quelques temps la planète rock outre-Manche et même au-delà. Grian Chatten, Conor Deegan III, Carlos O’Connell, Conor Curley et Tom Coll racolent avec leur look un brin rebelle, un chouia fils à papa. Une ambiguïté vite balayée par leurs morceaux de rock sans concession, issus de l’héritage anglo-saxon mais d’une fraîcheur vivifiante qui leur est propre, à l’image de titres comme « Liberty Belle », leur premier single, ou « Hurricane Laughter ». Vibrants, suintant les rues cernées de bâtisses de briques rouges, leur quelques titres déjà disponibles vous entraînent dans les boyaux de leur ville natale, Dublin. Omniprésente, la cité irlandaise s’affiche même dans leur nom: D.C signifie Dublin City. Et le doute n’est plus permis lorsque la voix de Grian Chatten révèle un accent dublinois à couper au couteau. Si le quintet n’a que quelques morceaux à son actif, un album est bel et bien en préparation et devrait voir le jour sous peu. En attendant ce premier opus, l’occasion est belle de voir jouer, le 31 août, un jeune groupe appelé à devenir grand.

Retrouvez toutes les informations sur www.noxorae.ch