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Never heard of #2 : Harley and the Davidsons

1903, Walter Davidson (Michiel Huisman) se retrouve dans l’obligation de délocaliser son ranch. Arthur Davidson (Bug Hall), lui, est un petit rusé, plus que le reste de sa famille. À cela s’ajoute Bill Harley (Robert Aramayo), le chainon manquant de la chaîne étant à l’origine de la marque légendaire: Harley-Davidson. La chaîne Discovery Channel retrace l’histoire d’une entreprise qui a marqué le monde motocycliste, juste avant la Grande Depression. Dans les grandes plaines du Wisconsin, les premiers bruits de moteur des Harley rugissent.

Les mains dans le cambouis, les deux frères Davidson tentent le diable pour lancer leur « opération séduction » afin d’attirer l’attention sur eux. Walter ira jusqu’à jouer avec sa vie dans une course à travers champs. La mise en place du premier épisode construit le mythe, l’identité de la série dans ses moindres détails: le goût du risque, l’insouciance, la vitesse. Si bien que l’abnégation des frères et Bill Harley convaincra un investisseur nommé CH Lang (Rufus Wright) de miser sur Harley-Davidson Motor Company. Le vrai début!

L’adrénaline des courses en…vélomoteurs

Avec des bicyclettes motorisées pesant plus de 60 kilos, le spectacle est de haute-voltige. Mais pas que, car le show se passe aussi hors des courses, dans les coulisses, où les coups bas sont légion. S’engage une toute autre dimension, celle du risque inconsidéré pour prouver la valeur des machines sur des motodromes en bois particulièrement dangereux. Des gladiateurs sur une piste, « un combat d’animaux » comme le décrit Arthur Davidson.

Photo copyright: Discovery Channel

Photo copyright: Discovery Channel

Entachées d’un accident tragique, les courses seront dorénavant boycottées par les frères Davidson et Harley, même si les ventes sont juteuses pour les marques qui y participent. Le dilemme est de mise pour le constructeur: arrêter les courses ou non ? L’idée de revenir à un rang inférieur pour la compétition moto germe et devient réalité. Harley-Davidson est le fer de lance de l’industrie moto grâce à une équipe, en créant un club à l’image de la marque.

Le spectre de la Guerre freine les affaires

La Première Guerre mondiale est déclarée, le 6 avril 1917. Le gouvernement américain ordonne la cessation d’utilisation de pétrole ou charbon aux entreprises non-essentielles. Mais la conclusion d’un contrat avec l’armée américaine place Harley-Davidson en tête des constructeurs de motos. Une ascension tortueuse qui porte enfin ses fruits. La joie est de courte durée. Une violation de brevet est reprochée à la manufacture qui pourrait sonner le glas de l’affaire des trois entrepreneurs.

Plongée dans l’évolution industrielle

Avec l’évolution pour axe central, Harley and the Davidsons est un morceau d’histoire où les prototypes, les machines se succèdent comme les déconvenues. Les générations, les styles se croisent pour entretenir la légende. Le contraste rebelle et chic déteint à cette époque. La fratrie Davidson et Bill Harley ne font rien comme les autres, ils sont visionnaires et parviennent à fidéliser, à former de véritables aficionados de l’emblème motocycliste.

Si la série est perfectible et ne déjoue pas tous les pièges du biopic, Harley and the Davidsons n’est pas moins plaisante à suivre. Mise en scène désordonnée, mais trois épisodes qui situent les hauts et les bas de l’entreprise familiale et les périodes sombres qui ont failli causer la perte de l’affaire. Un exercice que Ciaran Donnelly et Stephen Kay transposent sur plus de 3h30, en proposant un portrait familial et industriel qui résonne comme un cri ambitieux, un cri rassembleur devant une seule et même passion: la moto. L’esprit visionnaire d’Arthur Davidson, celui de créer des clubs pour les motards sous la coupole Harley-Davidson, aura pour impact de créer cette fascination pour ces engins à grosses cylindrées.

De 1903 à 1931, la plongée historique synthétisant une mixité des genres et des classes grâce à une simple moto soulève l’intérêt. Un postulat de base bien évoqué par la créateurs de la série, entrecoupé par de nombreux rebondissements. Une histoire de création et d’anticonformisme portée par un trio d’acteurs (Michiel Huisman, Bug Hall, Robert Aramayo) qui fait honneur aux piliers de la moto.

Casting: Michiel Huisman, Bug Hall, Robert Aramayo, Annie Read, Essa O’Shea, Daniel Coonan, Rufus Wright, Hera Hilmar, Gabriel Luna, Alex Shaffer

Fiche technique: Réalisation: Ciaran Donnelly, Stephen Kay / Date de sortie: 5 septembre 2016 (USA) / Pays: USA / Format: 3 épisodes-1h20min / Genre: Biopic, Histoire, Sport