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Montreux Jazz 2017 | la Suisse se démarque, Cigarettes After Sex s’en sort timidement

Les premières mélodies ont résonné vendredi, pour cette nouvelle édition du Montreux Jazz Festival. Mais nous, c’est lundi que nous avons entamé notre périple montreusien sous un soleil radieux et un lac Léman des grands jours. La météo parfaite pour une petite prise de température. L’édition 2017 est lancée.

Après quelques passages dans les stands de nourriture, notre premier arrêt est à Music in the Park. Premier concert et première surprise avec les étonnants Basement Saints, des soleurois au rock-country ultra énergique et propre. Depuis leur lancement en 2012, Anton Delen, Tobias Arn, Ivan Rende rappellent que le rock est une valeur sûre dans notre pays. La voix du frontman, Anton Delen, très grave et entraînante n’est pas étrangère à cette furia dont fait preuve ce combo de rockers soleurois.

Egopusher confirme

La suite du programme continue au Liztomania, ex-Rock Cave pour les habitués. Alors que tout le monde attendait de pied ferme les texans, désormais immigrés à Brookyln, de Cigarettes After Sex, le lever de rideau est orchestré par les talentueux suisses d’Egopusher. Rappelez-vous, nous en parlions lors la sortie de leur single, Patrol. Sur scène, la magie a opéré grâce à cette coordination minutieuse entre violons et synthés. Cette alchimie parfaite propre au duo zurichois, entre envolée psychédélique et nappe électronique, a plongé la salle dans une ambiance mystérieuse et exquise.

Cigarettes After Sex, un peu mou

Alors que Dua Lipa et MØ électrisaient le Lab, ou Beth Ditto et Pet Shop Boys foulaient la scène du Strav’, l’une des grosses attentes se trouvait au « off », dans l’obscurité du Liztomania. 22h15, arrivée du groupe américain. Sans crier gare, les premières mélodies du groupe apparaissent aussi doucement que timidement. Un, deux, trois morceaux et le rythme reste très linéaire, très mou. Les premiers commentaires comme : « C’est Apocalypse ou pas ? » se font entendre. Il est compliqué d’émettre un jugement quand les morceaux se ressemblent et s’empilent. Certes, la voix mélancolique et androgyne de Greg Gonzalez retentit comme pour vous glisser un mot doux à l’oreille. C’est joli, c’est planant de douceur, mais au bout de trente minutes c’est un peu léger pour un groupe de la trempe de Cigarettes After Sex.

Malgré tout, le public reste accroché aux lèvres de Gonzalez comme ensorcelé par cette voix particulière. Nous aussi, mais force est de constater que le concert, plus il avance, en devient ennuyeux. Peu de variété et prestation très glaciale. Cigarettes After Sex s’en sort timidement, malgré un final plein de beauté avec leur fameux morceau, Apocalypse.