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Moi, Moche et Méchant 3 : même pas drôle !

Les studios Illumination continuent l’aventure Moi, Moche et Méchant pour la troisième fois après Minions, un récit aventureux centré exclusivement sur les petits bonhommes jaunes au vocabulaire désordonné. Cette fois-ci, les créatures jaunes laissent la vedette à Gru, déboussolé par son licenciement et la découverte de l’existence d’un frère jumeau, Dru. Tout excité à l’idée de partager des moments avec son frangin, l’ex-agent secret embarque Lucy et les filles pour un voyage sur l’ile natale de Dru : Freedonia, un lieu qui remémorera le passé de super-méchant du paternel.

Dru veut devenir aussi méchant que son frère. Depuis tout petit, son père n’avait de cesse de lui rappeler qu’il n’avait pas l’étoffe d’un méchant. Gru, lui, a hérité de ce grain de méchanceté et décide d’emmener son jumeau chevelu à la poursuite de Balthazar Bratt, un méchant resté dans les années 80, vedette has-been, crâneur et égocentrique, mais voleur rusé et déterminé à faire régner la terreur. Le nouveau duo de choc, Dru et Gru, doit faire équipe pour enrayer la menace Bratt.

Multitude de tubes pour un film too much et dénué d’humour

Les réjouissances viennent des nombreux morceaux estampillés années 80. Entre Bad, 99 Luftballons ou Take on Me, Pierre Coffin, Kyle Balda et Eric Guillon nous renvoient à une improbable playlist mélangée aux nombreuses chorégraphies du grand méchant Balthazar Bratt. Mais à force de se trémousser et de nous draguer avec des tubes entraînants, les failles ne peuvent pas être cachées éternellement. Et pourquoi s’en soucier ? Vite, envoyez les Minions pour meubler et faire rire l’assistance aux éclats. Si le divorce est consommé entre Gru et sa bande de créatures jaunes, les petits rebelles décident de partir baluchon sur l’épaule dans une aventure en parallèle de celle de leur maître. Une frasque entraînant une autre, un petit concours de chant made in The Voice en passant, ils se retrouvent en prison et font la loi comme des gros loubards. Et si ce n’est pas assez, on laisse libre cours à la quête effrénée d’Agnès à la capture d’une « vraie » licorne.

Une multitude de pièces rapportées qui ne fait qu’envenimer les choses. À vous en donner le tournis, les aventures de ce troisième volet part dans tous les sens, laissant de côté l’humour qui fait la force de la saga. S’il est inutile de parler du scénario qui ne tient que sur trois lignes, le véritable souci se trouve dans un humour réchauffé, dans une mise en scène bâclée par ces innombrables aventures qui s’entremêlent et un rythme redondant. La facture est salée pour Gru et sa bande. Quand le divertissement devient un pensum, Moi, Moche et Méchant réussit cette petite prouesse. Remballez vos rires pour une autre fois, le cinéma d’animation fait grise mine ces temps-ci.

Casting : Steve Carell (Gad Elmaleh), Kristen Wiig (Audrey Lamy), Trey Parker (David Marsais)

Fiche technique : Réalisé par : Pierre Coffin, Kyle Balda, Eric Guillon / Date de sortie : 5 juillet 2017 / Durée : 90 min / Genre : Animation / Scénario : Cinco Paul, Ken Daurio / Musique : Heitor Pereira, Pharrell Williams / Distributeur suisse : Universal Pictures