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MJF 2019 | Lewis Capaldi et Dermot Kennedy : un peu de douceur ne fait pas de mal

Il fallait s’accrocher question accent en ce 1er juillet. Le Montreux Jazz Lab s’est laissé embarquer par un Écossais et un Irlandais : Lewis Capaldi et Dermot Kennedy. Deux artistes aux répertoires doux et intimistes. 

Une soirée qui aura vu le soleil faire place à un immense orage. La pluie battante et le vent sont venus plus tard, après les apparitions des deux songwriters. Lewis Capaldi en première ligne. Le joyeux luron qui n’hésite pas à glisser un « fucking » dans chacune de ses phrases, entre deux morceaux. Un vrai showman, un spectacle de stand-up, saupoudré d’un accent écossais à couper au couteau – Richard Madden a son successeur. Un bon-vivant, un petit rigolo qui réussit à drainer les foules. Un public conséquent, des fans connaissant les paroles sur le bout des doigts. Lewis Capaldi, 22 ans, s’est distingué par son coffre : une voix sublime. Une prestation propre en ordre, parfois trop lissée, sans aspérité. « Bruises » nous embarque, l’ambiance se change en une fraction de seconde alors qu’elle était joviale auparavant. Le pic d’un concert qu’on qualifierait de légèrement monotone dans sa première demi-heure, avant de prendre en hauteur dans les 20 dernières minutes. 

Photo copyright © 2019 FFJM – Anne-Laure Lechat

Force tranquille et performance solide de Dermot Kennedy

Au mois de mars, il a réalisé l’un de ses rêves : apparaître dans le show d’Ellen DeGeneres. Grâce à son carton « Power Over Me », Dermot Kennedy a affolé les stats, a fait s’envoler les streams – plus de 300 millions pour ce même titre. L’Irlandais de 28 ans grimpe dans les charts, arpente les festivals légendaires tels que Coachella, Lollapalooza, Bonnaroo. Tête d’affiche de cette soirée du 1er juillet, Kennedy n’a pas le même allant humoristique que Capaldi, mais sa voix éraillée en a scotché plus d’un. Belle voix, accélérateur d’émotions, et voici que les yeux coulent à tout va dans la salle. Les grand écrans des deux côtés de la scène capturent les fans en pleurs, les yeux brillants, voire admiratifs. « Lost », « Young & Free » ou encore l’excellent « Outnumbered » traversent le public. Frissons garantis et mission accomplie pour l’Irlandais.