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Minor Victories: le rendez-vous manqué

Les attentes étaient grandes tant le groupe, qualifié de «supergroupe», réunit des membres de formations si chères à nos coeurs. En effet, le terme «supergroupe» n’est pas exagéré. Les 4 protagonistes ne sont autres que Rachel Goswell (Slowdive), Stuart Braithwaite (Mogwai), Justin Lockey (Editors) et son frère James Lockey (Hand Held Cine Club). De quoi en faire rêver quelques-uns et baver d’envie d’autres

Minor Victories est un joyeux pot-pourri de ce qui s’est fait et se fait de mieux. Et pourtant, la salle des Docks était à moitié vide ce mercredi 26 octobre.

En toile de fond, parmi des visuels en noir et blanc, le logo de Minor Victories trône fièrement et laisse supposer une session des plus alléchantes.

Dès le début, l’excitation est remplacée par le doute. Le fait est que leur provenance respective est si bien ancrée qu’il leur est difficile de s’en détacher afin de créer une personnalité propre au groupe. Au fil des morceaux tels que « A Hundred Ropes», «Scattered Ashes», ou encore le très shoegazing «Folk Arp», on reconnait à coup sûr l’apport de chacun mais à aucun moment la magie n’opère et ne laisse naître le concept même de «supergroupe» dont le son créerait la surprise et qui aurait fait d’eux un groupe à part, réellement super. En quête d’identité, Minor Victories n’a pas encore trouvé la sienne.

Si ce n’est le plaisir de voir Rachel Goswell au micro, malgré ses quelques fausses notes, et Stuart Braithwaite à ses côtés, le sentiment général est plutôt mitigé.

Un rendez-vous manqué donc pour cette fois.

Emma Raposo

minor-victories.com

http://www.minor-victories.com/