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Logan : la dernière griffe de Wolverine

Les quelques bandes-annonces distillées promettaient une approche complètement différente de ce que nous avions pu voir ces derniers temps dans l’univers Marvel. Des séquences violentes et un Wolverine à l’agonie, écorché et dépassé par les événements.

Avec James Mangold à la barre, auteur de l’excellent Walk the Line, Logan vire dans la noirceur, à des années lumières de la saga Wolverine bien faiblarde. Le membre des X-Men tente de se faire tout petit, à la frontière mexicaine. Alors qu’il conduit une limousine pour « arrondir les fins de mois », il cache le Professeur Xavier (Patrick Stewart) visiblement affaibli et sénile dans un repaire digne de Mad Max. Tout s’écroule le jour où une femme le supplie de la protéger elle et sa fille. L’homme aux griffes implantées dans les mains se retrouve traqué par l’équipe d’un méchant savant, menée par Donald Pierce, interprété par le très talentueux Boyd Holdbrook.

Entame ultra violente

La mise en bouche est des plus singulières. Logan (Hugh Jackman), complètement inerte, est victime d’une agression d’un gang de latinos. Résultat : le mutant se met dans une colère noire et fait du petit bois avec ses adversaires. Pas de doute, James Mangold lance la machine pour nous prouver que cet épisode de Wolverine sera sanglant et âpre. Des scènes violentes agrémentées d’un roadtrip où deux vétérans font de la résistance, alors que la jeunesse pointe le bout de son nez. Plutôt léger. Les faiblesses de Logan, de son vrai nom James Howlett, apparaissent et l’homme se dévoile sous son plus mauvais jour, irritable à souhait, colérique et profondément touché dans sa chair. Lueur d’espoir!

Photo copyright : Twentieth Century Fox

Plus que l’ombre de lui-même, mais encore avec de beaux restes, le récit se focalise mollement sur le déclin (annoncé) de son protagoniste principal. En ressort, une certaine mélancolie et douleur, laissant apparaître de belles perspectives humaines pour un film estampillé Marvel. Mais cette profondeur sera entachée par un nombre incalculable de scènes de violences exacerbées. Lueur définitivement envolée. Car oui, la colère du tempêtueux Logan fait jaillir le sang à un rythme effréné.

Le portrait tout craché de son papa

L’autre attraction, hormis le carnage long de 2h17, c’est la découverte de Laura (Dafne Keen), autrement dit la fille de Monsieur Logan. Petite fille au regard perçant, cette dernière va créer un véritable capharnaüm avec ses petites griffes acérées. D’une agilité hors pair et aussi incontrôlable que son géniteur, Laura restera muette la majeure partie du film, mais laissera échapper des petits cris stridents et désagréables.

Sous la pression du danger, Logan trace sa route avec ses deux compères. En direction du Dakota du sud, le métrage perd en intensité, tire en longueur à force d’être spectateur d’un show entre violence et catastrophe psychique générée par le seul et l’unique Professeur Xavier. Même si James Mangold sort des sentiers battus Marvel, son oeuvre referme le chapitre « Wolverine » et permet à Hugh Jackman de sortir les griffes une dernière fois…

Casting : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holdbrook, Stephen Marchant

Fiche technique : Réalisé par : James Mangold / Date de sortie : 1 mars 2017 / Durée : 2h17min / Genre : Action, Science Fiction / Pays : USA / Scénario : James Mangold, Michael Green, Scott Frank / Musique : Marco Beltrami / Photographie : John Mathieson / Distributeur suisse : Fox Warner