Search for content, post, videos

Les 10 pires films de 2017 d’après Rotten Tomatoes

Les tops ont fleuri de toutes parts dans les nombreux médias spécialisés ces dernières semaines et tout le petit monde du journalisme y va de ses comparaisons. Nous avons nous-mêmes dévoilé notre top 15 de l’année après des semaines de réflexion. Mais si les tops pullulent, le site Looper s’est amusé à chercher les pires scores enregistrés par quelques métrages par le biais du baromètre très populaire de Rotten Tomatoes. Si vous ne connaissez pas le fonctionnement, voici un petit rappel : les médias, en majeure partie anglophones, dévoilent leur critique et mettent une tomate bien rouge pour signifier qu’ils ont apprécié le film et une tomate moisie et écrasée si, au contraire, ils ont détesté. Le site américain s’est amusé à recenser les films qui n’ont obtenu que 10% ou moins des suffrages, seulement sur l’année écoulée. Roulement de tambours… Voici les pires daubes de l’année 2017!



Cinquante nuances plus sombres : 10%



Dans les grosses catastrophes de l’année, comment ne pas nommer la saga érotique de E.L. James. Une véritable indigestion que ce second volet. Si Sam Taylor-Johnson n’avait guère brillé avec le premier film, James Foley s’est encore plus enlisé dans une romance dégoulinante de niaiserie. Nullissime à souhait. Le tandem Dakota Johnson et Jamie Dornan ne réussit clairement pas à convaincre. L’alchimie manque, tout simplement.

C’est donc tout à fait normal, au vu de la faiblesse alarmante des dialogues ou de sa structure narrative, que les critiques n’aient pas épargner nos deux amoureux. Les avis négatifs ont fusé et le score s’en est rapidement ressenti. Sur 176 critiques, le film récolte le score peu enviable de 10%.

The Emoji : 9%

À l’annonce de la nouvelle, les langues n’ont pas été tendres. Le milieu du 7ème art y voyait une « mort du cinéma ». Et si, de prime abord, les avis semblaient un peu exagérés, la suite est venue confirmer les craintes. Une angoisse, un film qui n’amène rien, même pas du divertissement. Suivre des émojis, mais quel est l’intérêt ? Aucun, enfin pour nous en tout cas et la grande majorité de la presse.

Bien entendu, son score est même inférieur à 10%. Avec 9%, The Emoji se retrouve dans les pires résultats de l’année mais s’est toutefois défendu dans le box-office avec des recettes de plus de 200 millions pour un budget de 50 millions. Il n’y a plus qu’à espérer espérer que jamais un autre volet ne voie le jour.

Le Cercle – Rings : 7%

Longuement présenté comme un prequel, le film est en fait un prolongement de l’oeuvre originale et du second film, situé 13 ans après. Pour le plus grand désespoir des fans de la première heure, c’est une véritable déception. L’oeuvre signée F. Javier Gutierrez tente de faire vivre Samara à travers notre époque, loin de sa cassette vidéo, en revoyant les bases centrales de l’histoire. En somme, les écrans sont omniprésents et Samara l’est également. Elle peut vous hanter à tout moment.

Les critiques acerbes et les recettes peu folichonnes vont sûrement réfréner les envies des producteurs de remettre le couvert après une telle déculottée. Peter Travers (Rolling Stone) en parle comme « une torture pour le public ». Un score de 7% sur le Rotten Tomatoes et l’affaire est pliée.

Opération casse-noisette 2 : 9%

Alors que les rongeurs mènent la grande vie dans le sous-sol d’un magasin de noisettes, une explosion détruit leur planque. Plus de noisettes pour nos amis. Il est l’heure de lever le camp pour trouver un nouveau lieu afin de mener une vie de pacha.

Après un premier film qui s’est malgré tout très bien débrouillé en dépit d’une rafale de mauvaises critiques, Opération casse-noisette repart pour une seconde aventure et le résultat est tout aussi mauvais que le premier, voire pire. Rien de bien terrible. De plus, l’humour tombe à plat. Un divertissement très morne qui obtient un score de 9%.

Hangman : 6%

Le film n’est même pas sorti en Suisse, ni même en France. Réalisé par Johnny Martin avec Al Pacino dans le rôle principal, Hangman suit les traces d’un inspecteur vétéran (Al Pacino) et d’un profiler (Karl Urban) qui tentent de coincer un serial killer s’amusant à terroriser la ville avec une version macabre du « pendu ».

Lynché par la critique américaine, Hangman est comparé à un épisode de routine d’Esprit Criminel et coupable d’un cruel manque d’originalité. Un film terne et stupide, voici la tendance qui en ressort. À noter que le film n’a été noté que par 18 critiques, un faible nombre d’avis comparé aux autres films pris en compte dans cette liste.

Boo 2! A Madea Halloween : 6%

Ah Tyler Perry ! Excellent comme avocat dans Gone Girl de David Fincher mais moins à son avantage quand il se lance dans sa franchise humoristique Boo! A Madea Halloween. L’histoire d’une grand-mère (Tyler Perry) qui se retrouve entourée de tueurs, poltergeists, fantômes, zombies, alors qu’elle doit garder une bande d’adolescents. Dans Boo! A Madea Halloween 2, l’histoire se répète.

Même si ces films ne sont pas sortis dans les pays francophones, le succès a été immédiat aux Etats-Unis. Boo! A Madea Halloween 2 a trouvé un public facile et friand de ce genre de comédie loufoque. Détruit par la critique, le premier volet a engrangé près de 75 millions de dollars pour un budget de 20 millions. Pour le second, malgré les nouvelles critiques assassines, c’est près de 48 millions engrangés pour 25 millions de budget. Comme la seconde partie n’a pas doublé sa mise de départ, il y a de fortes chances que la troisième partie ne voit pas le jour.

Just Getting Started : 5%

Morgan Freeman, Tommy Lee Jones ou encore Rene Russo. Tel est le casting de Just Getting Started de Ron Shelton. Mais de grands noms ne suffisent pas pour éviter un désastre. Loin s’en faut.

Un ancien agent du FBI et un ancien avocat véreux font équipe et mettent leur rivalité de côté. Ils se battent pour les jolis yeux d’une charmante invitée (Rene Russo) et se lancent des piques pour savoir qui est le coq de service dans l’histoire. Voilà en quelques mots l’histoire dans ses grandes lignes. Et cette action-comédie est si mauvaise que la presse américaine n’hésite pas à souligner la direction apathique de Shelton. Résultat : 5% comme moyenne.

L’Expérience interdite – Flatliners : 5%

Attendu au tournant, L’Expérience interdite version 2017 s’est pris les pieds dans le tapis et dans les règles de l’art qui plus est. Remake du film de Joel Schumacher sorti en 1990, déjà accueilli très mollement par la critique de l’époque. Cette fois-ci, avec une distribution intéressante qui comprend Ellen Page, Diego Luna et Nina Dobrev entre autres, L’Expérience interdite est perçu comme un film profondément inutile par la grande majorité de la presse. Pour nous, cette nouvelle version ne casse pas 3 pattes à un canard. Rien de nouveau sous le soleil hormis une note catastrophique.

The Last Face : 5%

Présenté à Cannes en 2016, le film s’est fait hué, conspué et les moqueries n’ont pas tardé à jaillir au moment de la sortie de la première projection cannoise réservée à la presse. Ce que l’on peut en dire c’est que Sean Penn s’est fourvoyé de manière royale.

Sorti en janvier 2017, The Last Face tend vers une romance à l’eau de rose avec en toile de fond le conflit sanglant régnant au Liberia. L’alchimie entre Charlize Theron et Javier Bardem est inexistante et Jean Reno n’a jamais été aussi mauvais. Une brasse coulée difficilement compréhensible au vu de l’expérience d’un cinéaste de la trempe de Sean Penn. Les Cahiers du Cinéma s’est même permis de qualifier le film de « plus mauvais film du monde ».

Le Bonhomme de neige : 7%

Rien que sur le papier, Le Bonhomme de neige se profilait comme l’un des films phares de 2017. Difficile de ravaler toute la frustration accumulée pendant plus de 2 heures de projection. Quel gâchis que de bâcher une oeuvre ayant autant de potentiel.

Tiré du roman de Joe Nesbø, Le Bonhomme de neige conte l’histoire d’un détective porté sur la bouteille mais efficace quand il s’agit de mener l’enquête. Michael Fassbender s’en sort dans son rôle de policier rongé par la tristesse et le mal-être. Mais le talent de l’acteur irlandais ne sauve en rien une oeuvre frustrante et ratée dans son entièreté. Les explications plaintives de Tomas Alfredson n’y changeront rien, ce film est nul.