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Le succès des films à petit budget est-il lié à leur popularité sur les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux ont dorénavant une place importante dans notre quotidien. Tout le monde possède un compte Facebook, un compte Instagram ou un compte Twitter. Des vecteurs importants pour garder contact, se tenir au courant de l’actualité ou encore simplement converser avec ses proches. Ils sont omniprésents, à portée de main grâce aux smartphones, à n’importe quel moment, 24h sur 24 et 7 jours sur 7.

Le cinéma s’est rendu compte qu’il est impossible de passer à côté de cette évolution des habitudes pour drainer les foules. Ce n’est pas une grande découverte, vous allez me dire. Oui, mais prenez en compte que chaque film, du plus petit métrage au blockbuster possède son compte Twitter, sa page Facebook. Les équipes de production mise sur une présence de plus en plus accrue sur les réseaux sociaux afin de créer une véritable synergie et attirer un maximum de curieux dans les salles.

Black Panther, le film le plus tweeté de l’histoire

Prenons les chiffres du box-office américain du week end du 16 au 18 mars. Alors que Black Panther coiffe tout le monde au poteau en engrangeant les dollars par centaines de millions, le film est sur le point de devenir le films super-héros le plus rentable de tous les temps et vient ainsi d’établir un nouveau record sur les réseaux sociaux. En effet, Black Panther vient de dépasser Star Wars : The Force Awakens avec plus de 35 millions de tweets jusqu’à présent. Un indice sur la force de Twitter et des médias sociaux en général.

Photo Copyright : Lionsgate

Et si nous regardons de plus près le box office US, nous retrouvons loin sur les talons Tomb Raider et le film chrétien I Can Only Imagine, inédit en Suisse. Ce film au budget estimé à 7 millions, loin des 200 millions pour Black Panther, réussit à tirer son épingle du jeu avec près de 17 millions de recette pour son premier week-end d’exploitation – plus de 55 millions au total pour l’instant. À titre de comparaison, Black Panther a amassé 26,6 millions pour sa 5e semaine d’exploitation, et Tomb Raider a totalisé 23,6 millions pour un budget de 94 millions. I Can Only Imagine tire admirablement son épingle du jeu grâce à une audience assurée aux Etats-Unis ( congrégations religieuses très présentes au pays de l’Oncle Sam), mais surtout grâce à un bouche-à-oreille fourni sur Twitter. Pour donner quelques chiffres, le hashtag « I Can Only Imagine Movie » a été utilisé près 760 fois rien que sur une seule journée au moment où nous écrivons ces lignes. Rien qu’en une heure, l’appellation a été utilisée environ 160 fois. À noter que le film n’est diffusé qu’aux Etats-Unis.

Love, Simon, l’autre confirmation

L’autre indication du box-office américain est un autre film à petit budget : Love, Simon, prévu pour le 27 juin en Suisse et en France. De solides recettes estimées à 11,7 millions pour une première semaine ont donné raison à la 20th Century Fox de croire en ce projet basé sur le coming out d’un adolescent. Et là encore, le rôle des réseaux sociaux a été très important pour intriguer et attirer les adolescents au cinéma. L’équipe de communication du film s’est focalisé sur Twitter en usant de séquences progressives pour « teaser » le film et s’est astreinte à la même stratégie sur Facebook avec de nombreuses petites vidéos. Le travail colossal sur les plateformes sociales a réussi à rassembler des milliers d’internautes (126’000 sur Facebook et près de 50’000 sur Twitter). Le pari est réussi à plusieurs égards. Même Xavier Dolan s’est emballé sur Instagram en publiant un message long comme le bras, portant aux nues les aventures de Simon.

Ces exemples démontrent que le succès des films à petit budget est indubitablement lié au flux des réseaux sociaux, à leur présence puis à leur popularité. Même les gros blockbusters tels que Black Panther passent dans une autre dimension quand les tweets chauffent et se multiplient. C’est avant tout un indice important que démontre le box-office américain du 16 au 18 mars. Les petits survivent face aux gros grâce au bouche-à-oreille 2.0 : les réseaux sociaux.