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Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur est loin d’être un désastre

Guy Ritchie révèle la furieuse patte qui sommeille en lui avec le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur (King Arthur: Legend of The Sword). La légende du Roi Arthur est bafouée, trainée dans la boue mais qu’importe puisque le réalisateur britannique vous démonte pièce par pièce le conte légendaire pour déballer le coup monstrueux d’Excalibur, l’épée réputée incassable et rendant invisible sur le champ de bataille.

Photo copyright: Daniel Smith – Warner Bros. Entertainment Inc., Village Roadshow Films North America Inc. and Ratpac-Dune Entertainment LLC -U.S., C

À travers l’ascension du rugueux Arthur (Charlie Hunnam), l’histoire nous conte les batailles que menait son père, Uther Pendragon (Eric Bana) pour préserver son royaume. La menace pèse à l’intérieur et Vortigern (Jude Law) n’hésite pas à s’opposer devant l’autorité de son frère et lui vole son trône pour régner comme un roi tyrannique. Le jeune Arthur atterrit à Londonium et y fait ses armes de jeune adolescent rusé et malin. Sous la houlette de George (Tom Wu), le futur roi apprendra à se battre et s’y façonnera un caractère de vrai guerrier.

Un morveux face à un tyran

Arthur est présenté comme un petit voyou qui ne se laisse pas faire. La jeunesse et l’adolescence sont vite avalées par le rythme endiablé du récit, avant de s’immerger dans le parcours du combattant qui attend le fils du regretté Uther. Très rancunier, maniant habilement les arts martiaux et plutôt drôle, l’héritier est face à un défit de taille. En extrayant l’épée du rocher, qui est en fait le corps d’Uther, la foudre frappe de plein fouet le royaume. Excalibur a (re)trouvé son maître mais il faut l’apprivoiser et… affronter la colère de son oncle, Vortigern. S’engage une guerre où le chien enragé qui sommeillait en Arthur sort de plus belle pour délivrer une multitude de batailles énergiques, voire même colériques. Les cris se succèdent, rugissent à travers un conte légendaire revisité au grand dam des fans de l’histoire originelle. Mais n’est-il pas question d’une légende fondée sur de maigres bases…

Hunnam, Law et consorts s’en donnent à coeur joie

Les défauts sont légion, certes, mais Le Roi Arthur: La légende d’Excalibur est ce genre de plaisir coupable. Après Sherlock Holmes, Guy Ritchie remet l’histoire à « sa sauce » et produit du Guy Ritchie pur sucre. Un hymne à la débauche d’énergie, un hymne à la musique celtique où le travail de Daniel Pemberton s’associe parfaitement à la symphonie déchaînée du maître des lieux : Guy Ritchie.

La fantaisie – la petite escapade dans un monde imaginaire où Arthur doit combattre des loups et serpents géants peut déboussoler – de l’auteur de l’excellent Snatch rappelle qu’il faut prendre ce métrage comme un divertissement, rien de plus. Une chose qui se reflète dans le personnage d’Arthur, campé par Charlie Hunnam. Son côté voyou, à l’image d’un rôle comme celui de Tom Hardy dans Legend, alors qu’il est présenté comme une « figure magique du folklore » dans les écrits nous conforte dans l’idée que Ritchie façonne une version remasterisée d’une icône médiévale.

À l’image de Hunnam, Jude Law,Djimon Hounsou, Aidan Gillen et Astrid Bergès-Frisbey – une femme au milieu des hommes – peuplent un conte diablement efficace. La légende Arthurienne rugit de façon spectaculaire malgré ses points faibles évidents. Passé ces déceptions, comme la scène finale entre Vortigern et Arthur ou l’absence de Merlin, Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur vous réjouira en grande partie.

Casting : Charlie Hunnam, Astrid Bergès-Frisbey, Jude Law, Djimon Hounsou, Eric Bana, Aidan Gillen, Katie McGrath, Freddie Fox, Tom Wu, Craig McGinlay, Kingsley Ben-Adir, Neil Maskell, David Beckham

Fiche technique : Réalisé par : Guy Ritchie / Date de sortie : 17 mai 2017 / Durée : 127min / Genres : Action, Aventure, Fantastique / Scénario : Joby Harold, Guy Ritchie, Lionel Wigram, David Dobkin / Musique : Daniel Pemberton / Distributeur suisse : Fox-Warner