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L’Australie et sa scène musicale bouillonnante

L’Australie regorge d’artistes en tous genres. Véritable vivier de talents, le pays des wombats et du rhum Bundaberg nous surprend chaque jour avec des découvertes plus palpitantes les unes que les autres. Parmi les Nick Cave et autres Nick Murphy (anciennement Chet Faker) ou Tame Impala, l’Australie détient une diversité musicale des plus excitantes. Et en ce joli moi de mai, on vous présente deux talents venus de ce coin d’Océanie.

On commence avec Hatchie, de son vrai non Harriette Pilbeam. La jeune femme, originaire de Brisbane, sort son premier EP, Sugar and Spice, le 25 mai prochain. 5 mélodies résolument pop serties de voix ethérées, de synthés en dégringolade et de guitares malicieuses, à mi-chemin entre de la dream-pop et du shoegaze. À l’écoute du titre « Sure », on replonge en plein dans les 90’s et ça s’écoute sans efforts et contraintes. « Try » pourrait être un de ces titres qu’on colle à un teen-movie d’hier. Passant de morceaux complètement légers à des titres plus graves et obscurs, Hatchie est en équilibre fragile et cherche encore sa voie. Et la chanteuse de préciser : « Je crois que je n’ai pas encore réussi à me décider. Mon coeur balance encore entre : est-ce-que je veux seulement faire des chansons de pop fun ou est-ce-que j’aimerais plutôt que ça sonne shoegaze, comme un groupe? J’adore écrire des chansons de pop pour ensuite les trafiquer et en faire autre chose, quelque chose de plus sombre. » Hatchie n’amène pas de nouveauté à proprement parler mais souffle malgré tout une douce brise rafraîchissante.

 

Photo copyright : Rolling Blackouts Coastal Fever – Warwick Baker

Avec Rolling Blackouts Coastal Fever, c’est Melbourne qui est à l’honneur. Le  groupe fondé par Fran Keaney, Tom Russo et Joe White en 2013, puis accompagné ensuite de Joe Russo et Marcel Tussie, sort un premier EP, Talk Tight, en 2016, suivi d’un deuxième, The French Press, 2017. Leur nouvel album, Hope Downs, tire son nom d’une vaste mine à ciel ouvert, située en plein coeur de l’Australie. Ce titre fait plus précisément référence au sentiment de se tenir face au vide de l’inconnu et de trouver quelque chose à quoi se raccrocher. En grande partie écrit dans la salle de répète du groupe, l’album se focalise sur le chaos du monde environnant. Et Keaney, White et Russo confient :  » Nous avions l’impression que nous étions dans des sables mouvants et que le monde devenait de plus en plus bizarre. Il y avait une impression générale que tout s’écroulait, les gens autour de nous aussi. » Plus globalement, Hope Downs se concentre sur les zones de lumière en ces temps où le cynisme tend à prendre le dessus. « An Air Conditioned Man » est le morceau d’ouverture de ce nouvel opus. Un titre caractérisé par l’urgence, représentée dans le clip par une virée en voiture, cette dernière sillonnant les artères d’une ville. Des guitares affolantes accompagnant le monologue de Tom Russo, un rythme qui ne se fatigue jamais, un son fiévreux, « An Air Conditioned Man », démontre que le tempérament vif et intransigeant des Australiens ne s’est pas tari depuis 2017. La sortie de Hope Downs est prévue pour le 15 juin, via Sub Pop.