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La scène israélienne, ce vivier de talents émergents

Depuis plusieurs années, l’Israël monte en puissance dans l’univers musical mondial. Des artistes comme Yael Naim, Asaf Avidan ou Balkan Beat Box ont hissé haut les couleurs du drapeau israélien. Des percées qui donnent des idées à d’autres, là où les frontières de cet état du Proche-Orient sont devenues plus facilement franchissables après qu’un artiste comme Asaf Avidan réussisse l’exploit de placer l’un de ses titres anglophones en tête des charts nationaux. Malgré le climat politique incertain, l’Israël possède de plus en plus d’artistes talentueux qui s’exportent à travers le monde. Est-ce l’émergence d’une nouvelle scène ? À n’en pas douter, comme le prouve l’intérêt évident des festivals étrangers pour ces artistes très souvent originaires de Tel Aviv.

 

OREN LAVIE

Il s’était fait connaître grâce à « Her Morning Elegance » en 2009, avec en prime une nomination aux Grammy Awards. Après ce véritable carton sur la toile, l’auteur-compositeur-interprète de 41 ans est resté discret pendant plusieurs années. Mais depuis plus d’un mois, Oren Lavie (re)fait parler de lui avec la future sortie de son tout nouvel album intitulé « Bedroom Crimes », attendu pour le 12 mai.

Un premier titre est déjà en ligne, en collaboration avec Vanessa Paradis. Sur « Did You Really Say No », Lavie et Paradis se retrouvent dans un clip tourné en noir et blanc, aux allures d’une production léchée comme celle de Woodkid, où un couple fait face à une crise. Des comédiens expriment la douleur des sentiments ressentis par le couple principal. Mélancolique et élégant, ce premier avant-goût de « Bedroom Crimes » laisse entrevoir de belles promesses et permettrait à l’artiste israélien d’avoir la visibilité internationale qu’il mérite.

 

NOGA EREZ

La couverture de « Off The Radar » est tout simplement une photo du visage de Noga Erez. Une sobriété qui devient un lointain souvenir au moment où vous entamez l’ouvrage de la chanteuse de Tel Aviv. « Balkada » vous explose au visage. Electro-pop teintée de hip-hop, l’entame intrigue par sa furia et se répand sur de nombreux morceaux magistralement produits. Des traits puissants et un sacré coffre font de « Off The Radar » l’une des révélations en 2017.

Derrière ses yeux tombants, la charmante chanteuse varie les plaisirs avec des pistes telles que « Toy », « Hit U » ou l’excellente « Global Fear ». Il y’a de l’électricité dans l’air quand on se plonge dans le monde de Noga Erez. Les mélodies virevoltent et le discours est politique. On la compare à M.I.A mais avec cet opus, elle surpasse la chanteuse britannique à plate couture.

La pétillante israélienne, signée chez City Slang, est attendu le 2 juin pour la sortie de son album et dans plusieurs festivals. Passée un peu plus tôt dans l’année au SXSW à Austin, elle sera présente au Great Escape de Brighton et au Primavera à Barcelone.

 

GARDEN CITY MOVEMENT

Une belle indie-pop colorée et envoûtante. Johnny Sharoni, Joe Saar et Roi Avital viennent eux aussi de Tel Aviv et forment le groupe Garden City Movement. Trois EP à leur actif – Entertainment, Bengali Cinema et Modern West – et un nouveau single, « She’s so Untouchable », en ligne depuis quelques mois. La carrière du trio n’a pas encore véritablement décollé mais les bases sont solides.

Avec leur titre phare « Move On », Garden City Movement s’est frayé un chemin avec une musique hypnotisante et un clip qui s’est vu nominé au Los Angeles Film Festival, en 2014. Une romance lesbienne où les couleurs vives s’entrechoquent à l’image d’une romance passionnée.

Des mélodies éthérées, un répertoire rêveur qui rappelle les codes de Palo Alto, film de Gia Coppola, Garden City Movement ajoute cette touche adolescente « cool » à la sexualité débridée. Une musique qui bourgeonne à travers des ballades brumeuses.

 

LESS ACROBATS

Une combinaison de plusieurs genres fait de Less Acrobats une découverte intrigante. Avec un premier EP appelé « Stanza », le quatuor mélange hip-hop, R’N’B et indie-pop. Le cocktail est original et surprend avec le morceau « Dirty Lover », et révèle l’alliance de plusieurs influences sixties, nineties et celles d’aujourd’hui.

À n’en pas douter, Amir Steinberg, Justin Tang, Roi Kedar et Italy Nirenblat préparent l’avenir.

 

LOLA MARSH

Yael Shoshana et Gil Landau sont Lola Marsh. Duo israélien qui pousse et pousse encore grâce à des titres tels que « You’re Mine » ou « Sirens ». La voix de Yael rappelle les grandes plaines du Texas, vous emmène dans un voyage digne de Jack Kerouac quand on écoute avec instance « Wishing Girl ». Certains diront Lana Del Rey, nous c’est plutôt Nancy Sinatra à qui elle nous fait penser par moments. La patte de Gil ne nous laisse pas insensible, aussi furieuse et fluide soit-elle. Les deux se sont trouvés un soir de février 2011, à la fête d’anniversaire de Gil, apprend-on.

Signé chez Anova Music – label israélien qui regroupe aussi Less Acrobats et Garden City Movement -, les deux artistes croquent à pleine dents leur popularité naissante et sont attendus dans la plaine de l’Asse le 20 juillet.