Search for content, post, videos

La saga Labyrinthe n’a pas arrêtée de s’essouffler… jusqu’à son terme

Après un premier film surprenant de réussite, un deuxième très ennuyeux, voici le troisième et dernier volet de la saga du Labyrinthe (Maze Runner), 4 ans après le premier. Dernier chapitre intitulé le remède mortel, l’ultime épisode verra Thomas et sa bande foncer à travers des paysages post-apocalyptiques à la conquête de la Dernière Ville, contrôlée par Wicked. À l’assaut d’une cité qui pourrait s’avérer être plus compliquée à dompter que le labyrinthe des débuts et avec en toile de fond des fondus rampant agressivement à savoir des humains infectés par ce mystérieux virus, les jeunes aventuriers sont désormais liés à une équipe de résistants menée par Jorge (Giancarlo Esposito) depuis le second volet.

Au-delà de l’aspect purement héroïque du film incarné par le personnage courageux de Thomas (Dylan O’Brien), nous nous trouvons rapidement face aux enjeux du troisième volet : l’obsession de Wicked d’éradiquer le virus qui provoque tant de dégâts. Une motivation tout à fait noble mais orchestrée de manière abominable, en torturant des cobayes capturés dans la nature, c’est-à-dire Minho ou d’autres jeunes, ceux-ci tracés par une puce.

Un film vide et ennuyeux

La blessure de son acteur star, Dylan O’Brien, sévèrement touché sur le tournage du film, a retardé d’une année l’épisode final. On saurait presque envie de dire que la mésaventure de O’Brien n’a fait que retarder le désastre. Ce final est un pétard mouillé, loin du feu d’artifice attendu. Une première heure lancinante, même si la séquence d’ouverture est plutôt convaincante, où Thomas, Newt, Vince et compagnie se lancent à l’assaut d’un train pour délivrer leur pote Minho. On se dit que ce dernier épisode peut peut-être tirer son épingle du jeu. Mais on déchante très rapidement.

Hormis ce départ tambour battant, la suite est bien ennuyeuse. À force de vouloir échapper à la société Wicked, la bande va devoir une bonne fois pour toutes se confronter à l’organisation et à Janson (Aiden Gillen) en particulier, lui qui veut la peau de Thomas depuis belle lurette. Et pour couronner le tout, le coup de coeur de Thomas, Teresa (Kaya Scodelario) s’est tournée vers le mal, vers les méchants de Wicked. Il a en gros sur la patate le pauvre Thomas. L’affrontement suprême est imminent.

Et ça fait plouf !

Arrivés au but, à l’entrée de la Dernière Ville, des murs gigantesques font barrage à nos courageux aventuriers. Mais il en faut plus pour les décourager. C’est en croisant le chemin d’une vieille connaissance, Gally (Will Poulter), et surtout en traitant avec l’étrange Lawrence, joué par l’excellent Walton Goggins, que Thomas et sa team vont (enfin) réussir à s’introduire dans les bureaux de Wicked. Le feu d’artifice tant attendu et à bout touchant.

Photo copyright : Twentieth Century Fox

Mais le final se termine presque en queue de poisson, à force de voguer entre les nombreux détails de l’histoire, à vouloir nous expliquer tout ce qui se trame sous ce virus, ce troisième volet sombre et se perd dans son propre labyrinthe sans jamais trouver d’échappatoire. Plutôt cocasse. Les dernières séquences, les dernières paroles, les derniers actes ne sont que répétition, sans surprendre à aucun moment. L’impact émotionnel est moindre et tout le reste tombe à plat. Un dernier regard bien désabusé sur une saga qui n’a jamais réussi à se sublimer sur la longueur, laissant son action s’engluer.

Casting : Dylan O’Brien, Thomas Brodie-Sangster, Aiden Gillen, Kaya Scodelario, Giancarlo Esposito, Rosa Salazar, Ki Hong Lee, Patricia Clarkson, Walton Goggins

Fiche technique : Réalisé par : Wes Ball / Date de sortie : 7 février 2018 / Durée : 140 min / Scénario : T.S. Nowlin, James Dashner / Musique : John Paesano / Photographie : Gyula Pados / Distributeur suisse : Fox-Warner