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La résurrection du disco-funk passe par Cola Boyy

Cola Boyy, de son vrai nom Matthew Urango, est en train d’entamer une ascension pour le moins remarquée. Un funk qui groove et qui déménage, un son hyper old school, qui ravive les vieilles recettes des ancêtres de la disco. Exit Abba, c’est Cola Boyy, avec pour idole absolue Paul McCartney, qui pèse dans le game à présent. Sans parler de son métissage, lui qui a des racines européennes, afro-américaines, hispaniques et amérindiennes. Un background multiculturel conjugué à un physique hors du commun. Ajoutez un répertoire qui transpire les seventies et le tableau est désormais complet.

Boucles entêtantes et chaudes, Cola Boyy est, tel hybride dans la disco-funk, une vraie étoile filante, mais prête à rester un bon moment avant de filer vers d’autres cieux. Des airs résolument rétros, comme en témoigne l’excellent « Buggy Tip », qu’on pense un temps emprunté au générique de Drôles de Dames. Un alliage vintage qui joue à merveille, dans la même vibe délurée qu’un certain Mac DeMarco. Si bien que l’auteur de « Salad Days » n’a pas hésité à lui proposer de faire les premières parties de sa tournée. Une excellente vitrine qui prend encore une autre ampleur lorsque MGMT propose à Cola Boyy de prendre part à leur tournée. Une belle revanche pour celui qui traîne un lourd handicap de la colonne vertébrale. Mais le bougre ne semble pas se laisser abattre pour autant.

Black Boogie Neon, objet insaisissable

Disco-funk, certes, mais une pincée d’indie-rock, voire même une très légère touche psyché. Les synthés en tête de liste et un son chromé. Ça plane avec Cola Boyy comme dans un rêve coloré et exotique. « Comme Mid July » et « Beige 70 » fusent dans nos oreilles. Entre état léthargique et folies passagères, les 5 morceaux qui complètent Black Boogie Neon traversent les époques, tel un objet insaisissable. Un album millésimé 2018, mais venu d’un autre temps, stocké dans un coin de sa tête par l’artiste lui-même. Un premier EP prévu pour le 21 septembre, là où la disco-funk rencontre les genres. Les temps glorieux de la disco n’ont peut-être pas dit leur dernier mot grâce au grain de folie et aux éclairs de génie de Cola Boyy.