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La Malédiction de la Dame Blanche : vos tympans et vos yeux saigneront !

En 1870, une femme noie ses deux enfants par pure vengeance. C’est alors que La Llorona devient la hantise d’une première famille et d’une seconde. Après Patricia (Patricia Velasquez), Anna (Linda Cardellini) est la proie du terrifiant fantôme aux pleurs diaboliques.

Los Angeles se réveille. Nous sommes en 1973 et Anna s’excite pour expédier ses enfants dans le bus scolaire. Direction ses bureaux et son activité d’assistante sociale. Un dossier brûlant atterrit sur son bureau, celui de Patricia Alvarez. Mère de deux enfants maltraités, semblerait-il. Le début d’une malédiction, du chaos et des pires cauchemars.

Bon Dieu, faites que ça s’arrête !

Patricia somme Anna de ne pas ouvrir la porte derrière laquelle les enfants sont reclus. Maltraitance ou non ? Les petits sont brûlés aux poignets, assis par-terre, la tête basse. Anna n’en a que faire et embarque Tomas et Carlos. Un peu plus tard, ils sont retrouvés noyés, l’un à côté de l’autre. Mais pourquoi ne fallait-il pas ouvrir cette porte ? Anna va l’apprendre à ses dépens, en faisant connaissance avec une femme vêtue d’une longue robe blanche, en pleurs, surnommée la Dame Blanche.

Photo copyright : Warner Bros

Les fragrances de l’enfer, un spectre en pleurs. Mère indigne, ravagée par le chagrin après avoir succombé à la folie. La Llorona apparaît par vengeance, armée de sa colère. Produit par James Wan, réalisé par Michael Chaves, La Malédiction de la Dame Blanche est le piètre divertissement horrifique redouté, parfaitement inintéressant et affreusement ennuyant. Quelques artifices sympathiques, des plans maîtrisés, mais l’ensemble est poussif, saccadé, sans âme. Nos paupières sont lourdes et les tympans sont douloureux. Ces cris glaçants sont les uniques subterfuges pour nous maintenir éveillés dans cette mélasse seventies.

La Llorona est à la recherche de deux enfants de substitution. Chris et Sam sont au menu pour un film d’horreur « low cost », avec ses jump scares et sa mollesse. La Malédiction de la Dame Blanche est du même acabit qu’Annabelle, aussi prévisible qu’inutile. L’univers horrifique amorcé par James Wan, avec les Conjuring, continue à s’étendre après La Nonne et autres Annabelle, usant d’une trame emberlificotée dans sa faiblesse. De l’art de ne pas faire peur, juste des machines à fric. Une belle manoeuvre financière, avec des recettes remarquables, mais de qualité artistique moindre. Une aporie dans le septième art.

Casting : Linda Cardellini, Roman Christou, Jaynee-Lynne Kinchen, Raymond Cruz, Patricia Velasquez, Sean Patrick Thomas, Tony Amendola

Fiche technique : Réalisé par : Michael Chaves / Date de sortie : 17 avril 2019 / Durée : 94 min / Scénario : Mikki Daughtry, Tobias Iaconis / Musique : Joseph Bishara / Photographie : Michael Burgess / Distributeur suisse : Warner