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Kong : Skull Island : de la palpitation occasionnelle

Le gros singe est de retour dans un blockbuster au budget colossal de 190 millions. Avec Jordan Vogt-Roberts (The Kings of Summer) et surtout Dan Gilroy comme scénariste, réalisateur du phénoménal Nightcrawler, Kong : Skull Island démarre dans un contexte houleux, où la guerre du Vietnam prend fin.

Photo copyright: Courtesy of Warner Bros. Enterta – © 2017 Warner Bros. Entertainment Inc.

L’occasion rêvée pour Bill Randa (John Goodman) et Houston Brooks (Corey Hawkins) de réquisitionner une unité de l’armée, celle qui va accompagner ces explorateurs sur une île inconnue : Skull Island. Aussi belle que mystérieuse, ce bout de paradis situé dans le Pacifique regorge d’étranges créatures, une véritable île de monstres où Kong règne en patron incontesté.

Un petit air d’Apocalypse Now

Qui dit ambiance années 70 dit bande-son soigneusement choisie. Creedance Clearwater Revival, Black Sabbath, The Hollies sont tous présents. Le ton est donné, Kong est prévenu de l’arrivée en grande pompe d’une équipe prête à en découdre les armes à la main. Emmenée par Preston Packard (Samuel L. Jackson), un général au tempérament bien trempé, la troupe semble un peu trop confiante en mettant les pieds sur les terres du gorille géant. Ni une ni deux la sentence est sans appel, les aventuriers déchantent devant la force de frappe de la bête. Les hélicoptères sont détruits un à un ne laissant plus que quelques survivants dans l’histoire.

Photo copyright: Chuck Zlotnick – © 2015 Warner Bros. Entertainment Inc.

S’engage une « mission survie » dans un univers peuplé de créatures imposantes et agressives. Des insectes énormes, des oiseaux agressifs et des lézards peu recommandables. Le plateau est servi. Mais certains ont survécu, comme cette tribu retranchée derrière un grand barrage en bois. Tout comme Hank Marlow (John C. Reilly), un pilote qui s’est écrasé durant la seconde Guerre. 28 ans à attendre le moment où il pourrait s’enfuir de cette île maudite. Dorénavant greffé aux derniers membres de l’équipe, Marlow donne un semblant de peps à James Conrad (Tom Hiddleston), Mason Weaver (Brie Larson) ou encore à Slivko (Thomas Mann).

Divertissant sans casser la baraque

Il est vrai que ce remake, 12 ans après, ne restera pas dans les annales. Il n’en est pas moins un film divertissant. L’entrée en matière fait quasiment tout juste. Rythme fluide, mise en place amusante, ralentis bien sentis et ambiance seventies. Oui, Vogt passe le premier écueil avec autorité. Mais le hic se trouve dans la finalité. Au milieu de la cascade d’effets spéciaux, le scénario reste prévisible pour un métrage « Monster Universe ». Difficile de sortir des sentiers battus quand les bases sont déjà bien ancrées. Gilroy semble se casser les dents face à ce dilemme et le scénario s’en ressent.

Question casting, rien de bien incroyable. La belle Brie Larson fait le job dans la peau d’une photographe pour Life, Tom Hiddleston joue les gros bras et Samuel L. Jackson s’amuse en commandant hargneux. Un peu écrasé par le show spectaculaire, le tout dans une 3D dispensable, les malheureux tentent de donner un peu de relief à leurs personnages. Sans succès. Heureusement que l’aventure reste (parfois) palpitante.

Casting : Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John C. Reilly, John Goodman, Corey Hawkins, John Ortiz, Jing Tian, Thomas Mann, Shea Whigham

Fiche technique : Réalisé par : Jordan Vogt-Roberts / Date de sortie : 8 mars 2017 / Durée : 1h58min / Genre : Aventure, Action, Fantastique / Pays : USA / Scénario : Max Borenstein, Dan Gilroy, Derek Connolly / Musique : Henry Jackman / Photographie : Larry Fong / Distributeur suisse : Fox-Warner