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Júníus Meyvant: « J’aurais aimé travailler avec Mozart »

Nous étions tombés amoureux de ses mélodies aux teintes folk-soul et lui avions consacré un article fin 2016. Alors que son concert au Romandie approche à grands pas, Júníus Meyvant nous a fait le plaisir de répondre à quelques-unes de nos questions.

Lors de son passage en terres lausannoises, l’artiste islandais nous présentera « Floating Harmonies », petite perle d’album qu’on ne se lasse pas d’écouter. Il aura tout de même fallu deux ans à l’auteur-compositeur-interprète pour finaliser les 12 titres et ce ne fut pas de tout repos: « Au début, il m’a semblé assez difficile de faire sonner tout ça juste. Mais une fois la première chanson, Color Decay, enregistrée et mixée, nous avons pu, en quelque sorte, définir une identité sonore à suivre pour le reste des chansons. Tout ça dans une humeur généralement bonne. »

Parlant de son style musical et des ses sonorités très soul, il nous explique qu’il tient ses influences des années 60. Sans surprise donc lorsqu’on lui demande de nous cracher trois chansons de sa playlist actuelle: « Got My Mojo Working de Muddy Waters, Howlin Wolf avec Back Doorman et Who Do You Love de Bo Diddley. » Trois monuments de la musique blues nord-américaine. Une playlist des plus cohérentes après avoir écouté les chansons de Júníus . Cuivres et cordes s’y volent la vedette, à l’instar des fameux morceaux de l’âge d’or de la soul. Curieux, nous poursuivons en lui demandant avec quel artiste il rêverait de travailler: « Mozart, si j’avais vécu à son époque ». Enfin, à la question: avez-vous eu un coup de coeur pour un artiste cette année? Sobrement il avoue: « Oui, ma femme. »

Parmi les Björk, Ásgeir et autres Sigur Rós, l’artiste islandais a su, sans aucun doute, se frayer un chemin grâce à une identité musicale bien à lui. Et force est de constater que l’Islande regorge d’artistes aussi talentueux les uns que les autres et ce, dans nombre de domaines. Selon lui, cela peut s’expliquer: « L’Islande est un pays jeune et le climat complètement fou qui y règne vous force à être créatif. Nous sommes peu d’habitants et donc la compétition est serrée. Il faut tirer son épingle du jeu d’une façon ou d’une autre. »

Effectivement, peu habité, c’est le cas de l’archipel des Vestmann Islands d’où vient Júníus Meyvant. À ce propos, il nous raconte comment il s’est fait remarqué alors qu’il est originaire d’un coin du monde aussi reculé: « Mon batteur, Kristofer, connaissait celui qui est devenu par la suite mon manager et lui a fait écouter certaines de mes démos. Une chose en amenant une autre… ». Le succès n’a pas tardé… Pour conclure, et comme nous avons pour habitude, nous lui demandons de définir son album en un mot: « Calme ».

Aujourd’hui, Júníus donne des concerts aux quatre coins de l’Europe. Le 13 février, sa route s’arrêtera au Mascotte à Zürich puis direction le Romandie de Lausanne le 14 février. Júníus nous fera voyager du côté de son île, une terre qui a l’art de magnifier même ce qu’il y a déjà de sublime. Emmenez qui vous voulez mais venez.

juniusmeyvant.com