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Jonathan Wilson, Echo Park et Rare Birds

Il y a quelque chose de presque mystérieux, en tous cas énigmatique avec Jonathan Wilson. Son nom ne vous est peut-être pas familier mais la liste d’artistes avec qui il a collaboré est ahurissante. Et si le barbu aux longs cheveux, évoluant souvent dans l’ombre, met son savoir-faire au service des ces autres artistes triés sur le volet, se permettant le luxe de refuser maintes demandes, il n’en oublie pas pour autant de travailler pour son propre compte. Ainsi, le producteur-musicien-chanteur-compositeur a annoncé la sortie de Rare Birds, son nouvel album, le 2 mars prochain via Bella Union, et sur lequel on retrouve des collaborations telles que Lana Del Rey, Father John Misty ou encore Laraaji.

Ancien résident de Laurel Canyon et désormais planqué dans son studio d’Echo Park, vissé sur les collines de L.A., véritable temple de la musique qui a vu défiler bon nombre de chanteurs de renom, Wilson a peaufiné ce nouvel opus qui déstabilisera à coup sûr les fans de la première heure. En effet, plus habitué à un style indie-folk nettement moins arrangé à l’image de ses deux précédents albums, Gentle Spirit (2011) et Fanfare (2013), l’artiste a décidé de repousser quelque peu ses limites et est sorti de sa zone de confort en proposant un album bourré de morceaux aux multiples arrangements instrumentaux, utilisant pour la première fois synthétiseurs et autres boîtes à rythme.

Producteur de Father John Misty et Karen Elson notamment, le chanteur parle de son album comme « d’un album maximaliste, très dense et plus influencé par les productions british des années 80 que par le son du sud de la Californie des années 70. » Et sa façon à lui de créer un album ou d’en produire pour les autres n’a pas changé au cours des années: « Je m’astreins à plusieurs mois de réflexion, essayant de comprendre pourquoi j’avais envie d’ajouter telle ou telle chose et allant à l’essence même de ce que j’entends quand j’écoute une chanson. » Et Wilson d’ajouter: « Prenez le titre There’s A Light. Ce que vous entendez, c’est moi qui le joue pour la toute première fois. C’était vraiment la première fois que je chantais cette chanson de ma vie, et la batterie que Joey Waronker a posé sur cette chanson m’épate à chaque fois. »

Rare Birds, c’est finalement 13 morceaux qui parcourent le thème de la relation qui s’est soldée par un échec et de ses conséquences. Et Jonathan Wilson insiste sur le fait qu’il faut avant tout les comprendre comme « une affaire de guérison, de rajeunissement et de réconciliation, pour moi et pour les autres. Je voulais trouver le juste équilibre entre une histoire personnelle et le besoin que j’ai d’écouter de la musique qui calme, guérit et reconstruit. » Tel un point d’orgue, la douce et sobre chanson Mulholland Queen vient clôturer cet album aventureux aux multiples visages, entraînant par moments, introspectif aussi, audacieux il est clair. Qu’on te rassure Jonathan, cet album a le pouvoir de guérir.

 

Rare Birds (2018)

  1. Trafalgar Square
  2. Me
  3. Over The Midnight
  4. There’s A Light
  5. Sunset Blvd
  6. Rare Birds
  7. 49 Hairflips
  8. Miriam Montague
  9. Loving you
  10. Living With Myself
  11. Hard To Get Over
  12. Hi Ho To Righteous
  13. Mulholland Queen

 

songsofjonathanwilson.com