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Jonathan Jeremiah va vous faire passer une belle journée

Jonathan Jeremiah, nous l’avions découvert avec « Gold Dust », sublime single d’une douceur désarmante. Et les belles mélodies de l’Anglais ont pris une nouvelle dimension (encore), pour nous déballer un album abouti, qui s’écoute d’une traite.

Une chose qui marque en débutant Good Day, Jonathan Jeremiah rappelle Jamie N Commons. Cette même chaleur vocale, ce son groovy qui fait mouche. La ressemblance est frappante, tant dans le répertoire aux traits soul-country que dans la voix profonde, comme on les aime. Couplé à des sons 70’s, riches en couleurs, ce disque démarre tel un long hymne nostalgique, un air lointain qui vogue entre les différents continents sans trouver sa véritable place. Nous le disons puisque le Londonien admet ne pas vouloir « faire un truc soul américain, mais plutôt un son européen ». L’homme aime son Londres natal et ne prétend pas venir de Géorgie. C’est en ces termes que l’artiste dévoile un album à la sensation intemporelle, le voyage des époques qui se croisent et s’entrechoquent, avec une vraie chaleur humaine.

La chaleur d’un opus authentique

La première piste, « Good Day », lance les hostilités en douceur, avant d’entendre « Mountain », la montée en puissance, la rampe de lancement. Jeremiah poursuit sur sa lancée avec « The Stars Are Out » et reprend un peu de hauteur (un peu plus tard) avec « Deadweight ». Des morceaux semblables dans l’intensité donnée et dans les teintes qu’ils explorent. La beauté d’un opus authentique, sans fard, comme le souligne le très bon « Hurt No More », qui rappelle à la liberté, avec une légère touche gospel qui ne fait de mal à personne. Jonathan Jeremiah réussit un troisième album intimiste, charismatique grâce à sa voix brûlante. Good Day à un goût de lâcher prise, la notion même de liberté qui entraîne et caresse. Un recueil pour une belle journée à apprécier dès le 31 août, date de sa sortie.