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Hôtel Transylvanie 3 : la troisième est la bonne

Un premier volet divertissant, très drôle et un second bien moins bon, voire inutile. Pour dire, on ne se rappelait même plus de la fin. Bref, pour la troisième levée les attentes étaient moins grandes. C’est même à reculons qu’on se dirigeait vers la salle de projection. Le retour de Drac et Mavis se passe cette fois-ci hors des murs du désormais célèbre Hôtel Transylvanie. Place à une croisière haut de gamme, avec une destination finale des plus bucoliques : l’Atlantide.

L’Atlantide transformé en gigantesque casino pour monstre, avec le Kraken comme hôte de luxe – il se permet même de pousser la chansonnette. Le voyage a de quoi faire rire. Au fil des péripéties vécues par les amis de Drac, les franches parties de rigolades sont légion. De l’équipage de Gremlins à se tordre de rire en passant par l’équipage de poissons sur le paquebot, les nouveaux monstres imaginés pas Genndy Tartakovsky, le papa du Laboratoire de Dexter, amènent une toute nouvelle dimension à la franchise Hôtel Transylvanie. Plus percutante, plus drôle, les voyants passent au vert grâce ce troisième opus.

Une bande-son de derrière les fagots

Du point de vue de l’histoire, le récit se centre sur Drac. Seul depuis plus de 100 ans, il cherche à rencontrer quelqu’un, à la recherche d’un nouveau zing – le coup de foudre des monstres. Mavis qui pense que son père est tout simplement surmené par le travail ne comprend pas tout de suite le souhait de son paternel. Arrivé sur le bateau, le légendaire vampire « zingue » sur la capitaine : la belle Ericka. Une rencontre qui transfigure Drac, qui le pousse à baisser la garde et garder sa fille hors de sa vue pour ne pas la froisser. Les tensions sont palpables, mais Ericka n’est pas toute claire. Elle semble chercher autre chose que la simple affection de Drac. Son comportement ne laisse rien présager de bon.

Photo copyright : Sony Pictures

Outre une romance à sens unique qui en devient presque secondaire, une chose parfaitement géniale ressort : la bande-son. D’Enya à The Beach Boys, en passant par la Macarena, l’alternance des morceaux est excellente, surtout replacés dans le contexte. On vous dit juste qu’une battle de dj’s est à la baguette de ces choix musicaux décalés.

En somme, la magie reprend du service avec ce troisième volet. Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses redore son blason grâce à un nouveau souffle, une nouvelle fraîcheur qui utilise le même humour que dans le premier film, mais délaissé dans le second. Et mélangé à l’humour de nos monstres maladroits, un joli message sur l’acceptation des différences passe comme une lettre à la poste. Un joli travail, Monsieur Tartakovsky.

Fiche technique : Réalisé par : Genndy Tartakovsky / Date de sortie : 25 juillet 2018 / Durée : 90 min / Scénario : Michael McCullers, Genndy Tartakovsky, Todd Durham / Musique : Mark Mothersbaugh, Tiestö / Distributeur suisse : Sony Pictures