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HOMA, retenez bien ce nom !

Amoureux d’Alexandre Scriabine, Alexandre Barberon le fait savoir dans son nouveau mini-album. Né de parents français à Port Chester, dans l’État de New York, le musicien réussit une entrée tout en délicatesse, tout en rupture, voire presque à contre-courant.

Si les nappes électroniques insufflent un air de modernité, le travail mélodique prouve l’amour porté à la musique classique. Sous le nom de scène Homa, Alexandre Barberon convoque les genres à travers un album qui s’écoute d’une traite. Les morceaux s’empilent ne faisant presque’un. Une texture mélodique énergique, maîtrisée, aux allures pop-électroniques fascinant de variété, de profondeur. Les pistes telles que « One Day », « The Taste Of Old Time » et surtout l’enchaînement génial de « Maybe I Forgot What We Said » et « Solar Cycle », genre de contraction des compositions de Benjamin Wallfisch et Hans Zimmer pour Blade Runner 2049, démontrent le caractère très varié de l’opus.

La profondeur de James Blake et la variété de MGMT

Homa se positionne dans cette nouvelle vague française bourrée de talent. Après la découverte de Jazzboy, Homa rappelle MGMT et la douceur de James Blake. Ses compositions planantes sonnent comme une longue aventure cosmique. Les petits sifflements dans « One Day » nous catapultent dans un autre temps, une autre dimension douce comme de la soie, on rêve de prés fleuris. Alexandre Barberon amène une touche rafraîchissante, séduisante par ses textures digitales. Un mini-album solaire qui brille à son zénith.