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Fast & Furious 8 : toujours rien à signaler

Tout pour la famille. Dominic Toretto ne part jamais en mission sans sa « famille ». Ce FF8 ne déroge pas à la règle, la famille reste soudée. Malgré la trahison du bodybuildé Vin Diesel, toujours aussi fascinant dans son jeu d’acteur ô combien travaillé et expressif, les autres membres ne se débinent pas et partent à la chasse du dorénavant méchant Dominic Toretto, avec l’intime conviction qu’il sera impossible de le pister…

Photo copyright : Universal Pictures

Fast and Furious 8 s’ouvre avec une scène qui transpire l’élégance. Les courbes de jeunes femmes dévêtues sont mises en avant pour combler les fans de la première heure. Pas de doute, nous sommes dans le « trip » Fast & Furious, ce conte urbain qui rassemble les foules – sans que l’on sache pourquoi – où les grosses cylindrées rugissent et les pilotes se donnent rendez-vous sur une ligne de départ, derrière leur volant pour gagner le respect de la communauté. Pour les hommes, les vrais. Et ça, Gary Gray (auteur du très bon N.W.A Straight Outta Compton) va foncer tête baissée pour inaugurer « sa » version de la franchise FF. Une course à travers Cuba qui ravira les aficionados.

Des muscles, des bagnoles, des femmes et…quelques scènes drôles

Derrière cette mécanique bien huilée, la franchise trouve une palette humoristique plutôt bien sentie. En tête de liste nous gardons cette scène hilarante où Dwayne Johnson s’improvise coach de « soccer » pour l’équipe de sa fille. Entre danse du Haka, clin d’oeil à « Tay Tay » et mères en transe devant la montagne de muscles, la cocasserie de ce moment est à souligner. Mais pas que, puisque le petit duel entre Hobbs (Dwayne Johnson) et Deckard Shaw (Jason Statham) amène un touche humoristique bienvenue.

Photo copyright : Universal Pictures

Et autrement ? Fast & Furious 8 est un condensé irréaliste de cascades et d’explosions. Les dialogues sont presque inutiles, hormis pour dire « la famille », et la bande-son est une atrocité pour les oreilles. Mais prétend-il à quelque chose d’autre que de divertir un public captivé par une franchise qui use du même scénario depuis 2001 ? Non, c’est avant tout un divertissement grand public qui ne cherche pas une quelconque subtilité. Un point pour FF ! 

Mais force est de constater que ce nouveau volet est une purge. Une Troisième Guerre mondiale est même évoquée. C’est dire comme ces fous furieux du bolide « pèsent » dans les autorités gouvernementales. Absurde ? Oui, complètement. C’est même le sommet quand il commence à pleuvoir des voitures sur New York.

La surprise du casting

Si nous nous demandons ce que fait une actrice comme Charlize Theron ou un acteur comme Scott Eastwood, le casting est fidèle à lui-même. La surprise nous vient d’une certaine Helen Mirren. Accent coupé au couteau, elle s’en donne à coeur joie, l’espace d’un court laps de temps, à jouer une maman « badass ». Les autres, eux, sont fidèles à eux-mêmes. Johnson et Statham, comme dit auparavant, sont drôles et Vin Diesel nous laisse indifférent. Côté agacement, nous citerons le personnage caricatural de Tyrese Gibson ou la performance complètement ratée de Charlize Theron dans la peau d’une chef de réseau cyber-criminel.

En résumé, l’aventure Fast & Furious continue sur sa lancée lourdingue sans innover son matériel de base. F. Gary Gray ne prend aucun risque et signe un film qui ne fera clairement pas date dans le cinéma. Les caisses défilent et se font broyer, comme l’intérêt du film. Mais quiconque cherche un moindre intérêt dans Fast & Furious 8 est certainement un fan du Salon de l’auto, magazine Playboy sous le bras avec les sons de Daddy Yankee en tête de playlist sur son smartphone. Nous, on passe notre tour.

Casting : Vin Diesel, Dwayne Johnson, Charlize Theron, Scott Eastwood, Jason Statham, Michelle Rodriguez, Luke Evans, Helen Mirren, Nathalie Emmanuel, Kurt Russell, Elsa Pataky, Tyrese Gibson, Ludacris, Kristofer Hivju, Don Omar

Fiche technique : Réalisé par : F. Gary Gray / Date de sortie : 12 avril 2017 / Durée : 136 min / Genres : Action, Thriller / Musique : Brian Tyler / Scénario : Chris Morgan / Distributeur suisse : Universal Pictures