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Et on en pense quoi du premier épisode de The Purge ?

Photo Copyright : Patti Perret/USA Network

Tout le monde se prépare à la Purge, cette période de 12h octroyée annuellement à la population et durant laquelle chacun peut commettre n’importe quel crime et ce, en toute légalité. Le but ? Faire baisser le taux de criminalité en permettant à tous de libérer ses pulsions de violence et de haine. Purger les rues d’Amérique pour un monde meilleur. Alors quel autre choix que de se barricader ? On met des planches de bois aux fenêtres, on baisse les rideaux de fer aux portes, on déserte la ville, on travaille ou on fait la fête. En bref, chacun y va de ses petites méthodes pour se protéger ou pour oublier. Le compte à rebours est en marche et le décompte jusqu’à l’heure de la Purge rythme ce premier épisode. L’heure approche inéxorablement. La peur, le stress et l’angoisse prennent le dessus. Ce premier épisode met en lumière divers personnages qui n’ont apparement aucun lien entre eux et qui vont devoir trouver des solutions pour survivre à ces 12 heures d’enfer. Et la grande question qu’on se pose d’emblée : qui sera la victime et qui commettra un crime ?

Un concept qui s’essouffle, des situations prévisibles

Tirée de la franchise American Nightmare créée par Thomas Kelly et James DeMonaco et co-produite par Michael Bay, réalisateur de films tels que Pearl Harbor, Armageddon, Bad Boys ou encore The Island, The Purge, également créée par James DeMonaco, a un goût de déjà vu. Avant elle, les 4 volets cinématographiques, qui avaient rencontré un joli succès, avaient suffisamment épuisé le sujet pour que l’on passe à autre chose. Et bien non ! On nous ressert le concept sous forme de série, avec son lot de clichés et de situations prévisibles. On se demande alors comment tout ça va tenir la route sur 10 épisodes… Dans ce pilote, une foule de clichés se succèdent et rendent l’intrigue et les personnages – écrits avec deux mains gauches – d’une prévisibilité à se taper la tête contre les murs. On suit ce mec, Miguel, ex-Marines, qui n’a peur de rien et qui est prêt à tout pour retrouver sa naïve de soeur Penelope, embrigadée dans une secte. On retrouve également un couple, Rick et Jenna, en apparence sans histoire mais qui semble étouffer des secrets, comme cette orgie à trois. Un triangle amoureux se dessine-t-il ? Le suspense est insoutenable. Ou encore cette femme d’affaires, Jane, qui n’affectionne pas son boss, campé par William Baldwin… Bref, des profils de personnages peu inspirés et… peu inspirants car si on nous balance le cliché du Marines, sauveur de ces dames, sachant manier le flingue, alors, de grâce, choisissez un acteur doté d’une aura ! Sans rire, Miguel (Gabriel Chavarria) a autant de charisme qu’un touriste hollandais en crocs. Par pitié aussi, si l’on choisit de regarder une série qui promet une histoire sanglante, donnez-nous quelque chose à nous mettre sous la dent ! Mais niet ! Pas une goutte d’hémoglobine et aucun crime effroyable à voir si ce n’est à travers des lunettes infrarouge…

En résumé, on s’est plus ennuyé que diverti en regardant The Purge. À trop presser le citron, on en ressort jamais rien de très excitant ni d’original. Si le format série aurait permis d’approfondir la psychologie de chaque personnage, leurs travers et faiblesses et d’axer enfin le récit sur une vraie analyse économique, sociale et politique de la société américaine, de toute évidence, les créateurs ont choisi un autre angle d’attaque. Personnages mal écrits, sans profondeur et sans charisme, pour une trame plus que prévisible, à l’issue de cet épisode pilote diffusé le 4 septembre dernier, The Purge pouvait mieux faire. Les épisodes suivants vont-ils faire la différence ?

Casting : Gabriel Chavarria, Jessica Garza, Hannah Emily Anderson, Colin Woodell, Lilly Simmons

Fiche technique : Créée par : James DeMonaco/ Date de diffusion : 4 septembre 2018 / Chaîne : SyFy, USA Network / Format : 60 min – 10 épisodes