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Doux et excessif, le troisième opus de Dillon sonne comme l’album de la maturité

L’artiste brésilienne Dillon vient tout juste de sortir son troisième opus intitulé Kind. Résultat d’une maturation artistique, Kind est sûrement l’album le plus abouti et le plus intense que Dominique Dillon de Byington, de son vrai nom, ait créé jusqu’à présent.

À mi-chemin entre pop et sonorités électro, la voix quasi enfantine de la chanteuse sud-américaine à la prononciation très « Julia Stonesque » se fond dans un univers marqué d’influences diverses. Le titre d’ouverture Kind, en featuring avec Dirk von Lowtzow, doux et joliment saccadé, se répète en fin d’album sous le nom de Kind 2, plus excessif et agressif. Dillon joue à l’équilibriste sur le fil de l’expérimentation musicale.

D’une carrière commencée à l’âge de 19 ans, elle parle du processus d’écriture comme d’une torture: « Écrire est un challenge complètement exaspérant pour moi, une torture volontaire. Finir un poème procure une grande satisfaction mais le chemin pour y parvenir peut être extrêmement épuisant. »

Pour ce troisième opus, l’artiste a choisi de travailler avec des collaborateurs de longue date comme Tamer Fahri Özgönenc, le producteur new yorkais Nicholas Arthur Weiss ou encore le producteur suisse Samuel Savenberg. Enregistré dans divers studios et clubs ainsi que dans la cuisine de l’artiste, l’album expose le système de symboles musical que Dillon a mis en place, perçant ainsi l’intimité sa propre intimité par moment, comme le morceau Te Procuro, enregistré sur son Iphone, dans sa langue natale. Tout est question d’intensité de la voix et des mots et comment on peut être capturé par les deux à la fois. Retrouvez Dillon à la Mascotte de Zürich le 26 novembre prochain ou encore à l’Amalgame d’Yverdon le 14 mars 2018.

www.dillonzky.com