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Découvrez les albums de Leif Vollebekk et Fabrizio Cammarata

Deux artistes qui touchent au registre folk tout en s’écartant légèrement, difficile de bouder notre plaisir. L’un vient de Montréal, l’autre de Palerme, en Sicile. Deux continents, deux talents à découvrir si ce n’est déjà fait. L’un porte un nom qui n’est pas étranger aux fans de la Juventus, le club de foot, l’autre porte un patronyme qui rappelle plus les pays scandinaves que le Canada.

Le premier, Fabrizio Cammarata, s’est produit en première partie d’artistes tels que Devendra Banhart, Ben Harper ou Emilina Torrini. Et le 17 novembre verra la sortie de son nouvel opus, Of Shadows, un recueil qui explore des facettes personnelles, entre lumière et ombre, passé et présent. Le premier titre, Long Shadows, lance les hostilités avant d’enchaîner avec le très réussi Come And Leave A Rose. Entre folk et une pointe électronique, on sent rapidement la patte de Dani Castelar, producteur de Paolo Nutini, REM ou encore Editors. Un album écrit sur la route : « Of Shadows a été écrit sur le chemin de mes nombreuses tournées de mon pays natal, Palerme, à travers le monde » précise Fabrizio. Signé sur Haldern Pop Recordings, l’Italien livre un album qui se marie parfaitement avec le froid du mois de novembre, sans artifices, à la sobriété efficace.

Photo copyright : Fabrizio Cammarata – Irascible

De ses études de philosophie en Islande à sa ville de Montréal

Son parcours est plutôt atypique. Né en Norvège, il a grandi à Ottawa et part étudier en Islande, pour revenir ensuite dans son Canada natal en s’installant à Montréal. Un parcours parsemé de deux albums, entre 2010 et 2013, où country et folk se mélangent pour donner un bel alliage salué par la presse. Un petit single (Tallahassee), sorti le 27 octobre, et c’est l’occasion d’évoquer son troisième album, Twin Solitude, dans les bacs depuis le 24 février. La piste qui lance les hostilités, Vancouver Time, Leif l’a écrite « d’une seule traite, en revenant d’une tournée » comme il le signifie dans les Inrocks. Et l’artiste d’enchaîner « voyages introspectifs pour des titres tels que East of Eden ou Road to Venus, et reliquats de tournée pour Telluride et Michigan », explique-t-il toujours au magazine français.

Beaucoup de piano-voix pour accentuer le virage entrepris par l’artiste canadien, mais Twin Solitude sonne comme un album plus mature, plus travaillé qui respire la douce solitude comme son nom l’indique. Une pureté dans l’effort qui saute aux yeux. Lui qui cite Bob Dylan, Neil Young, Sigur Ros ou encore The Killers comme inspirations – on serait tenté de dire qu’il nous rappelle Charlie Cunningham par instants -, les artistes sont divers et Twin Solitude découle de cette envie de s’écarter quelque peu de la folk pure pour visiter d’autres genres. Leif Vollebekk, à 30 ans, se réinvente dans un troisième album à découvrir.