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De novembre à décembre, les dates à ne pas rater au Romandie

Les très inspirés programmateurs du Romandie nous concoctent toujours de jolies surprises. En misant sur des groupes émergents issus des quatre coins du globe, la salle lausannoise accueille l’avenir mais aussi le présent, avec des artistes confirmés et habitués à se produire sur de grandes scènes internationales, qui cette fois-ci trouve entre les murs du « romi » un public averti et une ambiance plus intime.

Et de ce fait, il est temps de faire un petit récapitulatif des soirées immanquables mises en place par le joyeux staff lausannois. Puisqu’entre le mois de novembre et décembre plusieurs soirées ont « de la gueule » comme en atteste le mercredi 8 novembre qui verra se produire les excellents britanniques de Gengahr. Déjà de passage au Romandie il y a 2 ans, en compagnie d’Ezra Furman pour un furieux concert, les Londoniens délivrent une pop psychédélique, ultra-entraînante et lumineuse – le morceau Bathed in Light en le parfait exemple. Excellents de justesse, leur répertoire s’articule autour des tempêtes de cordes provenant de guitares fragiles, équilibrées et explosives. Et ça ne s’arrête pas là. Jungle, dont les titres ont fait danser des millions de gens, leur emboîtera le pas pour une soirée qui prendra un virage soul-pop. Un style appelé « funk mid-tempo seventies » qui mousse comme une bière fraîchement tirée, qui virevolte et s’évapore dans les airs. Jungle est un savant mélange de rétro et de modernité qui se mariera à merveille avec l’ambiance du Romandie.

Alex Cameron, l’inratable. Briana Marela, la découverte

Signé sur Secretly Canadian (Yeasayer, The War On Drugs, Foxygen), s’il vous plaît), Alex Cameron se révèle plus les années passent. L’Australien vient de balancer un délicat morceau en duo avec Angel Olsen, deux écorchés vifs qui s’accordent parfaitement. L’artiste de Sydney au double mètre parle aux mélancoliques, aux personnes à la vie criblée de « constellation de tragédies microscopiques ». Une ode à la tragédie, au doute, à la morosité sous couvert d’une synth-pop précise et attachante.

Photo copyright : Cara Robbins

Outre Alex Cameron, il y a Briana Marela, signée chez l’excellent label Jagjaguwar, ce même 22 novembre. Méconnue, la native de Seattle est la découverte du soir. Rien que son morceau Farthest Shore vous scotche grâce à ses nappes électroniques synthétiques, un son digital d’une précision chirurgicale. Même si son dernier album montre quelques limites d’originalité, restant sur un rythme linéaire, la voix douce de Marela se baigne dans un répertoire très travaillé, des voyages mélodieux qui inspirent les méandres d’une pensée céleste et à la fois ancrée dans la réalité, comme le dépeint le single Call It Love. L’Américaine rappelle Grimes ou encore Purity Ring, en moins pop tout de même. Un son tout en rupture qui trouvera une résonance particulière au Romandie.

Le 13 décembre, de la folk hypnotisante

Alors que le mois de novembre sera derrière, que la neige fera gentiment son apparition et les sapins de Noël seront omniprésents, le Romandie pense à nous concocter un petit cadeau avant l’heure. La voix triste de Charlie Cunningham viendra tout droit de son Bedfordshire natal pour nous entonner quelques belles chansons de son registre. Son timbre très sombre confère une ambiance très intime à une folk très minimaliste mais efficace.

Photo copyright : Jorgen Nord

Cunningham sera précédé sur scène par une jolie découverte venue des magnifiques paysages norvégiens. Siv Jokobsen chante les froides journées, les paysages enneigés de la péninsule scandinave, nous transporte par sa délicate voix qui fait mouche à travers sa folk légère. Son visage impassible, les cheveux dans les yeux balayés par le vent, l’artiste nordique en charmera plus d’un grâce à sa douceur et son talent.

Princess Nokia fera souffler un vent féministe

De la folk au rap, il n’y a qu’un pas. Et le « romi » n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde pour proposer au public de la capitale vaudoise une artiste qui bouscule le monde du hip-hop. Princess Nokia, qui a préféré la firme finlandaise à Apple pour son nom de scène, débarque le 1er novembre pour déballer ses textes engagés et son furieux flow. Elle n’hésite pas à parler « d’une enfance pétée, mais aussi très belle, créative et aventureuse », dans une interview des Inrocks. L’originaire d’Harlem se démarque de l’univers hip-hop actuel et défendra son album 1992, que le public – concert sold-out – appréciera à sa juste valeur.

www.leromandie.ch