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D’après des scientifiques de la NASA, Gravity est coupable d’inexactitudes

Gravity a fasciné les cinéphiles, les critiques et raflé la bagatelle de près de 723 millions de dollars au box-office. Mais une vidéo tournée par la BBC, repérée par Indiewire, dans laquelle des femmes scientifiques oeuvrant au sein de la NASA en parlent comme un film peu réaliste.

Alors que Thomas Pesquet le décrivait comme « un film bluffant de réalisme », les scientifiques de la NASA sont plus réservées sur l’oeuvre d’Alfonso Cuaron. « Tout ce qui pouvait mal tourner a terriblement mal tourné. Ce n’est pas le sentiment qu’on veut véhiculer de l’industrie spatiale », assure l’une d’elles. Une autre employée de la NASA de rebondir sur le fait « qu’il est difficile croire au parcours de Sandra Bullock d’une orbite à une autre sans vraiment savoir où elle va et sans problème ». Mais l’observation la plus négative, d’un point de vue technique, vient d’Allison McIntyre qui se montre dubitative lorsque Sandra Bullock se débarrasse de son costume de cosmonaute et s’étonne de ne pas voir le « diapre » – une sorte de couche-culotte – plutôt que les « mignons sous-vêtements » aperçus dans le film.

Armageddon, Planète rouge et Spaceballs : les cancres

Planète rouge et Mission to Mars sont mauvais scientifiquement parlant. « Biologiquement c’est très mauvais », d’après Gioia Massa. Ajoutez encore Armageddon et Spaceballs qui héritent des pires commentaires pour leur banalité et leur imprécision. Cependant plusieurs récits spatiaux tirent les marrons du feu. Interstellar, Apollo 13, Les Figures cachées ou Seul sur Mars réussissent à convaincre les scientifiques. Seul sur Mars parvient à transmettre à quel point une mission spatiale est compliquée. Pour Apollo 13, l’exactitude réside dans le réalisme du vol spatial.