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Dakota Johnson, une actrice sous-estimée

Dakota Johnson avait déjà un pied dans le milieu du cinéma dès sa naissance. Fruit de la relation entre Don Johnson et Melanie Griffith, l’actrice texane n’était que la fille de avant son rôle qui l’a rendue populaire auprès du grand public, celui d’Anastasia Steele dans 50 Nuances de Grey. Une vraie purge qui s’est étendue de 2015 à 2018, avec 3 films d’une niaiserie sans nom. Dorénavant à l’abri des soucis financiers, Johnson débute une autre carrière, à l’image de Robert Pattinson et Kristen Stewart après la franchise Twillight, pour embrasser un autre genre de cinéma.

Son allure de femme innocente sous les traits d’Anastasia Steele jouait à merveille. Un rôle qui lui a ouvert des portes mais a aussi fait couler beaucoup d’encre. Des propos bien sentis à l’encontre de son personnage « ennuyeux » et un crêpage de chignon avec sa mère, en direct du tapis rouge des Oscars. Une nouvelle célébrité compliquée à gérer. Hormis tout ce battage médiatique pour pas grand chose, avouons-le, Dakota Johnson s’est tournée vers un nouveau format de carrière, loin des mièvreries de Mlle Steele. Une fois débarrassée de ce personnage encombrant, elle décide d’explorer de nouveaux horizons pour accéder à une certaine crédibilité dans le septième art.

Luca Guadagnino lui donne sa chance

En 2010, elle s’était déjà retrouvée sous les ordres de David Fincher, dans The Social Network. Film d’un excellent calibre. Mais Dakota n’était cantonnée qu’à un rôle secondaire. Puis, nous la retrouvons également dans 21 Jump Street en 2012, et également sous la houlette du méconnu mais talentueux Michael Almereyda, dans Cymbeline. 2015 est le début de la « starification », des couvertures de grands magazines avec la saga 50 nuances. Mais très loin du tumulte, elle prend part à Strictly Criminal (Black Mass) du très bon Scott Cooper, et à A Bigger Splash de Luca Guadagnino. Le remake de La Piscine de Jacques Deray n’est pas le résultat escompté. Qu’importe, Dakota Johnson démontre son envie de se sortir des carcans du cinéma populaire pour jouer des pièces qui lui sont chères.

Photo copyright : Amazon Studios

Cette année, c’est une nouvelle fois devant la caméra de Guadagnino qu’elle retrouve le haut de l’affiche. Autre remake, celui de Suspiria de Dario Argento. Des projets toujours plus audacieux, comme dernièrement son choix de jouer pour Drew Goddard dans Sale temps à l’hôtel  El Royale. Dakota Johnson a soif de découverte, et de rôles de composition. Elle ose se mettre en danger, la marque des grandes. Bien que sa désinvolture puisse en irriter plus d’un, son jeu est à l’image d’une sale gamine qui vous fixe, le regard imprégné d’arrogance. Son rôle à peu de chose près dans A Bigger Splash.

Désinvolture en apparence, pugnacité sous la carapace

Derrière sa petite voix douce, son jeu a quelque chose de captivant, de clinique. Une nouvelle fois, son rôle dans A Bigger Splash démontre ses qualités d’actrice. Dans Sale temps à l’hôtel El Royale, elle fait le job. Et si ses mimiques peuvent sérieusement irriter en interview, Johnson est une force tranquille, une actrice qui en a sous le capot et qui dégaine le moment venu. La comédienne de 29 ans vous chuchote des mots doux avant de vous poignarder dans le dos. Comprenez par là qu’elle cache bien son jeu la chère Dakota. Loin des standards qu’elle nous avait laissés entrevoir avec son rôle infiniment mauvais d’Anastasia Steele, la Texane construit sa carrière avec caractère, brique par brique.