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Ces films à 0% sur Rotten Tomatoes

Tout le monde connaît Rotten Tomatoes, sorte de baromètre de la critique internationale. Beaucoup de cinéphiles se réfèrent aux nombreux avis pour se faire une petite idée du film avant sa sortie et surtout pour connaître les avis des professionnels de la branche. Le site américain classe les films grâce à un pourcentage, nommé « tomatometer », à partir de la masse des critiques parues.

Les studios gardent les yeux rivés sur ces pourcentages et certains films n’échappent pas à la plume acérée des journalistes, pour leur plus grand désarroi. C’est à ça que s’est intéressé un autre site américain, Looper. Quels sont les films qui ont hérité de la note sans appel de 0% ? Looper a trouvé 10 films qui ont reçu une critique entièrement négative, pas même un moindre avis positif. De 1972 à 2015, les nommés sont…

THE THINGS WITH TWO HEADS (1972)

Notre premier nommé est une comédie horrifique où un chirurgien (Ray Milland) se transplante la tête d’un prisonnier afro-américain. Après plusieurs expériences sur des gorilles, le médecin décide de tenter l’expérience sur lui pour survivre d’un cancer. Le duo vivra nombre de péripéties malgré les divergences d’opinion entre les deux « têtes ». Les blagues racistes et autres « shut up » pleuvront de toutes parts. L’humour raciste ne posait pas vraiment problème en 1972…

ROLLER BOOGIE (1979)

Roller Boogie – copyright: United Artists

On retrouve Linda Blair (L’Exorciste) dans une comédie romantique intitulée Roller Boogie. Réalisé par Mark L. Lester, le film traite d’une jeune femme qui décide de s’enfuir de la maison et trouve refuge dans une culture de patineurs fanatiques à Venice Beach. Ode à la musique disco qui, à ce moment-là, perdait en popularité. Roller Boogie fut un véritable four et n’a pas échappé à une foule d’avis négatifs. La presse parle d’un film tout simplement « dépassé et bête ».

HEARTBEEPS (1981)

Écrit par John Hill, Heartbeeps a déjà le don de faire sourire rien que par son synopsis. Andy Kaufman et Bernadette Peters sont deux robots domestiques qui tombent amoureux et décident de prendre la poudre d’escampette pour vivre leur idylle. Deux machines qui vont croiser sur leur route des robots en forme de réservoir, un autre coréen et comique, et un robot enfant à base d’ordures. Un journaliste parle d’un supplice et dit : « J’aurais préféré m’enfoncer des aiguilles à tricoter dans les yeux que revoir 5 minutes de Heartbeeps ». Un joli aperçu…

STAYING ALIVE (1983)

Staying Alive – copyright: D.R.

John Travolta dans la peau de Tony Manero, un danseur qui aspire à fouler les planches de Broadway. Staying Alive est une suite de Saturday Night Fever réalisée par Sylvester Stallone en personne. Looper parle d’un film avec des numéros de danses bizarres et d’une histoire à jeter aux ordures. Nous terminerons avec le grand Roger Ebert qui qualifie le film de « jukebox cinématographique commercial ».

MAC AND ME (1988)

Une arnaque d’ET. Voilà comme est présenté Mac and Me, l’histoire d’un garçon en fauteuil roulant qui croise le chemin d’un alien terrestre, Mac, et décide de l’aider à retrouver sa famille extraterrestre. Pire, le film est coupable de faire du placement de produits pendant près de 1h30. Les critiques assassines parlent d’un métrage stupide et d’une mauvaise publicité pour le cinéma. Et pour paraphraser Peter Travers, critique légendaire de Rolling Stone : « Mac and Me est une publicité flagrante pour McDonald’s et Coca Cola, déguisée en une arnaque d’ET. »

SIMON SEZ : SAUVETAGE EXPLOSIF (1999)

Simon Sez – copyright: via Imdb

Avec Dennis Rodman comme figure de proue, Simon Sez part avec une longueur de retard. Si nous louons son passé d’excellent basketteur – ah cette paire avec Michael Jordan -, sa  carrière d’acteur, elle, n’a pas fait long feu. L’ex-sportif interprète un agent d’Interpol appelé à agir après l’enlèvement de la fille d’un de ses amis. Un thriller caricatural qui n’évite pas les nombreux clichés du cinéma d’action. Plusieurs journalistes s’accordent à dire que le film n’avait même pas sa place en salles…

BALLISTIC : ECKS VS SEVER (2002)

Lucy Liu et Antonio Banderas dans l’un des pires films, voire même le pire des pires, de notre siècle si l’on se réfère aux avis de la presse américaine. Le film nous entraîne dans une course contre-la-montre pour dégoter une arme parfaite, indécelable. C’est là que Sever (Lucy Liu) et Ecks (Antonio Banderas), deux agents et ennemis jurés, décident de partir en mission pour mettre la main sur ce gadget dévastateur. Les avis sont unanimes : « pourquoi suis-je assis devant ce film? », s’interroge dans son papier Jocelyn Noveck. « Le développement des personnages est inexistant », renchérit Jami Bernard du New York Daily News. Voilà des avis tranchés qui ne font pas une publicité phénoménale à l’oeuvre de Wych Kaosayananda sortie en 2002. Le film n’a a engrangé que 14 millions pour un budget estimé à 70 millions.

PINOCCHIO (2002)

Roberto Begnini est encore auréolé d’un Oscar, pour La Vie est Belle, quand il décide de se glisser dans la peau de la légendaire marionnette en bois, Pinocchio. Un pari dangereux qui lui vaudra une avalanche d’avis négatifs, surtout aux Etats-Unis. Si le film a hérité de ce fameux 0%, la presse francophone est moins dure avec le fantasque acteur et réalisateur italien. Les Cahiers du Cinéma parle « d’une rêverie trop grande pour un corps trop occupé », et plusieurs spécialistes parlent d’une niaiserie, voire d’une erreur de casting.

THE LEISURE CLASS (2015)

Un téléfilm estampillé HBO qui se fait descendre par la critique, ça existe. Une comédie noire qui n’a aucun sens et dont les personnages sont profondément capricieux. En bref, où rien de drôle ne se produit. Looper n’est pas tendre avec le film réalisé et écrit par Jason Mann. Personne ne défend le film et les remarques sévères sont légion. « Maladroit et inefficace » lance un journaliste du site HitFix.