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Ariane Labed: «Justin Kurzel a une approche différente»

Assassin’s Creed est attendu le 21 décembre dans les salles, mais avant d’être le blockbuster qui fera concurrence à Star Wars cet hiver, c’est en premier lieu un jeu vidéo aux recettes faramineuses. 17 jeux créés pour plus d’une centaine de copies vendues. Une communauté bien établie qui devrait sans doute se déplacer, en tout cas par curiosité, pour visionner l’oeuvre de Justin Kurzel (Macbeth).

Côté distribution, Michael Fassbender endossera le rôle principal de Callum Lynch, Marion Cotillard sera Dr. Sophia Rikkin, Jeremy Irons prêtera ses traits à Allan Rikkin et une autre actrice française prendra part à l’immense projet de Ubisoft: Ariane Labed. C’est à elle que nous nous intéressons aujourd’hui. Rencontrée à Cannes, nous avons pu lui glisser quelques questions à propos du film.

Comment êtes-vous arrivé dans ce film américain au budget colossal ?

(Rires) Parce que Justin Kurzel adore Alps (ndlr: film de Yorgos Lanthimos, sorti en 2013) et m’a trouvé excellente dans ce film. Nous nous sommes rencontrés et il m’a demandé d’auditionner pour ce projet. Je ne sais pas, c’est peut-être mes facultés physiques et le rôle dans Alps a joué en ma faveur.

Ce genre de projet, vous le voyez comme une expérience ou comme votre futur dans le cinéma ?

Tout est une expérience, pour moi. Non, je ne vais pas planifier que des « films hollywoodiens ». Par rapport à un film à petit budget à un blockbuster, mon job est le même. Je me sens seule quand la caméra tourne. C’est le même processus pour tous les films. Même si dans un film tel que Assassin’s Creed, il y a plus de monde. Ce qui a facilité la chose, c’est de travailler avec Justin Kurzel. C’est un excellent cinéaste et comme il vient d’un cinéma dit d’auteur, il a une approche différente, plus artistique qu’un cinéaste qui réalise des blockbusters fréquemment. De plus, je joue la seule femme « assassin » dans le film.

Vous jouez souvent des rôles de « femme forte », comme le démontre vos rôles dans Voir du Pays ou Fidelio, l’odyssée d’Alice. C’est là que vous trouvez vos inspirations ?



Je tombe amoureuse des projets et des films. Après, pour les deux films cités, j’aime travailler avec des femmes. Nous avons un désir de parler et dans ce genre de film, la femme n’est pas placée comme un « fantasme masculin ». Je crois que cette image du « fantasme masculin » a été véhiculée, car pendant longtemps, le cinéma était dirigé par des hommes uniquement. Mais les personnages que j’interprète, c’est pas des poseuses ou des personnages qui font joli dans le décor. À vrai dire si je fais partie de ce genre de case, ça me plait. J’y ai jamais vraiment pensé.