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Alexander Vlahos : « Le rôle le plus difficile de ma carrière »

Né un 30 juillet 1988 à Llantrisant au Pays de Galles, Alexander Vlahos est un acteur en devenir. Connu pour son rôle dans Merlin, il prend un malin plaisir à bousculer les codes dans son costume de Philippe d’Orléans. Elément détonateur d’une série sous haute tension, Vlahos est l’âme et l’ombre de Versailles, il vampirise la cour par sa fantaisie et ses penchants homosexuels. Le « politiquement correct » n’a plus de limite pour « Monsieur », admirablement campé par l’acteur gallois.

Un entretien téléphonique rapide, entre deux voyages, et une description très intéressante, quelque peu différente par rapport à celle de George Blagden. Alexander Vlahos décrit Versailles – sur Canal+ le 27 mars – avec une telle passion qu’elle en devient contagieuse.

Vous avez un rôle complexe, vous êtes l’âme et l’ombre de Versailles. D’un point de vue personnel, comment décrivez-vous Philippe d’Orléans de manière générale ?

Il est évidemment compliqué à gérer. Très sombre. C’est le plus jeune frère d’une famille très importante. Il est « compressé » par le pouvoir moral de son frère. Personnellement, je n’ai pas de frère ou de soeur, je suis enfant unique. Philippe d’Orléans, lui, doit composer avec la complexité d’un univers familial compliqué. Il a beaucoup d’humour, spécialement quand il est avec Chevalier (Evan Williams). Pour moi, c’est une joie de jouer un personnage aussi excentrique, guerrier et ouvertement gay. C’est presque un régal d’avancer avec Philippe au gré des péripéties de la cour.

Pensez-vous que c’est le rôle le plus complexe de votre carrière ?

(il s’exclame) Oh oui! Et même à 100%. J’ai joué Hamlet à la radio et c’était aussi un rôle très complexe. C’est un caractère brillant que Shakespeare a écrit. C’est aussi un personnage royal et pourvu de beaucoup d’émotions, comme l’est Philippe d’Orléans. Il a ses côtés sombres et complexes. Mais je pense que Philippe d’Orléans n’est pas aussi sombre qu’on le pense, il a plus de côté joyeux.

Nous avons demandé à George Blagden comment il percevait la relation entre Louis et Philippe. Les deux frères ont deux caractères bien distincts, mais nous avons le sentiment qu’ils dépendent l’un et l’autre. Sont-ils plus heureux ensemble ou séparés ?

C’est une question très intéressante. Je n’ai jamais réellement discuté de la joie qui sommeille en Philippe d’Orléans. Parce qu’il ne semble jamais heureux. Je pense qu’il vit à travers son frère. Il part en guerre ou essaie d’être un membre respectable de la famille royale. Mais le caractère de Louis affecte Philippe directement ou indirectement. N’oublions pas que Louis est le frère aîné et il se montre très autoritaire, qui souhaite avoir un contrôle permanent sur son petit frère. Ils inspirent la joie de par leur statut, mais ils laissent transparaître de la tristesse. Cette relation « fabrique » la série, Louis et Philippe sont le squelette de Versailles.

La première saison était intimiste, presque érotique, mais réalisée avec soin. Une bonne première saison. De votre point de vue, comment jugez-vous cette seconde saison ?



(il s’exclame en prononçant : « Oh God, it’s very dark ») Oui, elle repousse plusieurs limites. Bien plus sombre que la saison précédente. La première saison se focalisait plus sur ce que Versailles pouvait offrir aux nobles. Louis XIV a offert le rêve et l’espoir avec Versailles. La deuxième saison symbolise la cage dorée qu’est devenu Versailles pour la noblesse, comme la cour est devenue gangrenée par la soif de pouvoir et les problèmes. Derrière cette architecture impressionnante, le vrai Versailles est sombre. Vous avez utilisé le terme « ombre » ( il insiste sur : « shadows, a lot of shadows »), c’est le terme précis pour décrire la saison 2. Les « ombres » viennent se mêler aux mystères et aux secrets de la cour, derrière les nombreux personnages.

Et comment décrieriez-vous, à l’aide d’un seul mot, la nouvelle saison de Versailles ?



(il réfléchit longuement) Utile ! Utile parce qu’il met en avant un casting jeune, à l’image de jeunes guerriers. Les rôles principaux sont tenus par de jeunes acteurs. (ndlr : George Blagden, Evan Williams, Anna Brewster, Noémie Schmidt, Elisa Lasowski)

Et quelle est la série favorite de Philippe d’Orléans ?

(il rit) Ma série, celle que je chérie depuis longtemps, enfin je ne sais pas si le vrai Philippe d’Orléans aurait aimé, mais ce n’est autre que Doctor Who. Je regarde la série depuis que j’ai 2 ou 3 ans. Un jour j’espère l’interpréter d’ailleurs.